Les professeurs d'éducation physique, eux-mêmes récemment formés, intégreront cette matière dans leurs cours.

Garder son sang-froid et poser des gestes qui peuvent sauver, voilà l’objectif de la Fédération Wallonie-Bruxelles via un appel à projets lancés auprès des écoles secondaires de Wallonie. En 2017-2018 déjà, une phase-pilote avait été lancée auprès des professeurs d’éducation physique de dix écoles. Celle-ci avait débouché sur un premier appel à projets concret en septembre 2018 et sur un deuxième plus récemment.

128 écoles pourront profiter des subsides libérés pour l’occasion, soit 400 000 euros pour l’année 2019-2020. À l’horizon 2023, toutes les écoles devront être formées et équipées. Du côté du Lycée Charles Plisnier à Saint-Ghislain, c’est d’ores et déjà le cas. L’ensemble des membres du personnel et plus particulièrement encore les 4 professeurs d’éducation physique de l’établissement ont été formés il y a peu.

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“Chez nous, c’est un formateur de la Ligue Francophone belge de Sauvetage qui a donné la formation. Durant une journée, il a dispensé sa formation. L’objectif, c’est que nos professeurs d’éducation physique soient formés mais soient surtout des personnes ressources en la matière”, explique Dimitri D’Agostino, directeur. En d’autres termes, les gestes de premiers secours seront enseignés aux élèves par ces mêmes professeurs.

Le matériel fourni gratuitement aux établissements participants doit permettre le bon déroulement du projet. “Nous avons reçu des masques de poche, quatre mannequins de réanimation, quatre défibrillateurs pour l’entraînement, des poumons de rechange, peut-être plus indiqués pour nos élèves de première année qui pourraient s’entraîner et percevoir la pression à exercer avant de passer sur un mannequin, qui rend forcément les choses plus réelles et donc aussi plus effrayantes.”

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Le Lycée Charles Plisnier disposait déjà de défibrillateurs depuis deux ans. Répondre à cet appel à projets était donc une suite logique. “Nous avions investi sérieusement mais il est clair que bénéficier d’une formation aussi complète est un plus. Les professeurs qui y ont participé en sont revenus vraiment ravis. Ils ont revu des techniques qu’ils connaissaient mais ont aussi et surtout appris à réagir en urgence, dans une situation de stress, notamment en relais pour accélérer le processus.”

Les premières formations pourraient être dispensées aux élèves en cette fin d’année déjà. Il faudra cependant attendre la rentrée scolaire prochaine pour entrer dans le vif du sujet.