Pour le conseiller, la ville a cautionné la manifestation organisée par le SETca.

Il était fort à parier que le sujet serait sur la table du conseil communal de Saint-Ghislain. De fait, ce lundi soir, la manifestation organisée par le SETca et une partie du personnel du Logis Saint-Ghislain le 5 février dernier a refait débat. Pour Dorothée Gosselin, membre de l’opposition Osons! et Pascal Baurain, conseiller personnellement visé par l’action syndicale, le non-respect du règlement général de police (RGP), pourtant voté en conseil communal, ne fait aucun doute.

Si dans un premier temps, l’opposition souhaitait savoir si la manifestation avait été autorisée, le débat s’est rapidement enflammé après que le bourgmestre, Daniel Olivier (PS), ait répondu par la négative. "Je suis étonné qu’aucune autorisation ne se soit avérée nécessaire alors que la manifestation a par moments débordé des trottoirs", a lancé Pascal Baurain. "La majorité a cautionné une action pour le moins très peu sympathique ayant enfreint sept points du RGP."

Le conseiller a donc listé les infractions relevées. Il évoque notamment le trouble à la tranquillité, les tirs de pétards et les émissions vocales, instrumentales ou vocales sans accord préalable du bourgmestre, un rassemblement susceptible de diminuer la commodité ou la sécurité de passage, le non-respect des règles d’affichage public sans autorisation du collège communal, l’usage de pièces d’artifice, la distribution d’imprimés aux passants et l’absence de mention "ne peut être jeté sur la voie publique."

De son côté, le bourgmestre a rappelé que la police était présente pour encadrer la manifestation et qu’aucun débordement n’avait été signalé. "Si la manifestation avait conduit à une perturbation de la circulation, des autorisations auraient dû être émises. Le SETca s’était engagé à respecter certaines règles, dont celles de n’occuper que les trottoirs, ce qui a été le cas aux dires de la police", a insisté Daniel Olivier.

Le collège a par ailleurs annoncé qu’aucune plainte n’avait jusqu’ici été déposée auprès de l’administration par des riverains qui auraient pu être dérangés par la manifestation syndicale. Une manifestation au cours de laquelle des affiches « populiste », « menteur » ou encore « manipulateur » avaient été placardées sur le cabinet d’avocat de Pascal Baurain, alors absent.