Libéré le 4 juillet 2019, le jeune truand a récidivé quelques jours après sa sortie de prison en braquant de nouveau un petit magasin.

Plusieurs peines de prison ferme ont été requises, lundi, par le ministère public contre un braqueur âgé de 19 ans, poursuivi devant le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Mons, pour divers vols avec violence commis dans la région de Mons. En cas de peine unique, le procureur a demandé de ne pas descendre sous la barre des cinq ans d'emprisonnement. Poursuivi dans quatre dossiers de vols, C.M. (19 ans) a été décrit comme "personnalité anti-sociale" par un expert en psychiatrie. Dans son rapport, le psychiatre a noté que le jeune homme lui avait raconté les faits avec une certaine froideur.

Le dernier fait commis remonte au 22 juillet 2019. Ce jour-là, le jeune homme a braqué un magasin de village à Saint-Ghislain avec une arme. Accompagné d'un autre jeune également encagoulé, il a réclamé la caisse de l'épicerie, traumatisant la patronne et son employé. Il a commis les faits quelques jours seulement après sa libération survenue le 4 juillet.

Près d'un an auparavant, le 22 août 2018, il avait braqué un autre commerce, avec le même mode opératoire, traumatisant là aussi la commerçante qui a été placée en incapacité de travail durant plus de quatre mois. C.M. avait été confondu par son empreinte génétique, les caméras vidéo et un tatouage sur la main.

Le 25 janvier 2018, il avait par ailleurs menacé un homme avec un couteau, devant ses enfants, après avoir défoncé la porte de son habitation. Il avait aussi commis onze vols simples dans des magasins. Des peines de deux à quarante mois ont été réclamées contre ses complices.

Des menaces avec un couteau sont aussi reprochées à C.M. qui dit avoir été sous influence de l'alcool et de la drogue, le 16 novembre 2018. Il avait menacé des gens dans une résidence.

Enfin, cinq jours plus tard, il a été arrêté après avoir porté des coups sur une voiture avec un bâton télescopique lors d'une manifestation des gilets jaunes. Il a précisé qu'il n'était lui-même pas gilet jaune mais "ivre mort". Il encourt six mois de plus. La défense a plaidé le sursis. Jugement attendu le 27 janvier.