C’est désormais acté. À Saint-Ghislain, les personnes les plus fragilisées et isolées pourront à nouveau compter sur un service de ramassage des encombrants. Le conseil communal vient en effet d’approuver le règlement d’ordre intérieur (ROI) du service, baptisé Mobiltri. Il était notamment question de définir les conditions d’octroi, le coût du service, son fonctionnement, les règles particulières, les dispositions finales et recours et, bien sûr, le statut des personnes y ayant droit.

"Le coût a été calculé au plus juste, il sera de 20 euros, supporté par le citoyen bénéficiaire afin que cela ne rentre pas dans le coût vérité", explique Rudy Bureau (PS), échevin en charge de la propreté publique et de l’environnement. "Comme nous l'avions annoncé dans notre Programme Stratégique Transversal (PST), nous avions la volonté de restaurer le ramassage des encombrants pour les personnes fragilisées et isolées."

C’est-à-dire les personnes reconnues comme ayant un handicap ou une invalidité pour au moins 66%, les personnes à mobilité réduite, les personnes ou ménages isolés qui ne disposent d'aucun véhicule ou ne permettant pas le transport du volume d'encombrants. "Il y a aura un maximum de trois m² par passage, avec un maximum de trois ramassages et il faudra être en possession de la carte d'accès au recyparc Hygea", précise encore l’échevin.

Le service sera officiellement lancé en septembre, et sera proposé chaque semaine, les mercredis et jeudis, excepté entre le 1er juillet et le 31 août et entre le 15 décembre et le 15 janvier. "Les encombrants devront être triés, conditionnés et prêts à l'enlèvement. Les encombrants pouvant être enlevés par le service sont ceux qui sont acceptés au recyparc tels que spécifiés dans le règlement de ce dernier, par exemple les meubles, matelas, oreillers, papiers-peints, fauteuils qui sont incinérables et les plaques de placoplâtre, laine de verre, vitraux qui sont, eux, non-incinérables."

Notons que tous les matériaux contenant de l'amiante seront refusés. C’est le service Aménagement du Territoire qui sera chargé de centraliser les demandes des citoyens, qui devraient se réjouir de ce nouveau service. Du côté de l’opposition, le groupe Osons! a préféré s’abstenir, non pas pour s’y opposer mais parce que la proposition initiale du collège communale prévoyait un coût de 15 euros par passage, au lieu des 20 finalement fixés.