L'initiative lancée par le syndicat d'initiative est une première en Wallonie.

Mercredi, le collège communal de Saint-Ghislain dévoilait son plan de relance destiné à soutenir les commerces et le secteur horeca. Ce vendredi, c’est du côté du syndicat d’initiative que les regards étaient tournés. En effet, ce dernier vient de lever le voile sur un projet mûri au cours de ces deux derniers mois. Pour aider les commerçants et leur permettre de maintenir une activité de livraison – parfois développée en période de crise – un taxi commercial sera mis à leur disposition tout à fait gratuitement, tout comme pour les citoyens.

Très concrètement, la veille du jour de livraison souhaité avant 13 heures, les citoyens auront la possibilité de passer une commande auprès de leur commerçant. Un travailleur du syndicat d’initiative sera alors chargé de récupérer ces commandes en matinée, avant d’en assurer la livraison dans le courant de l’après-midi. Ces livraisons seront possibles chaque jour, les lundis, mercredi et vendredi entre 13 heures et 16 heures, et les mardis et jeudis entre 14 heures et 18 heures. Les colis seront remis en main propre, sans échange d'argent.

"Nous nous sommes demandé ce que nous pouvions mettre en place pour soutenir davantage nos commerçants", explique François Roosens, président du syndicat d’initiative. "Offrir à tous la possibilité d’assurer des livraisons, sans que cela ne leur prenne énormément de temps ni ne leur coûte est l’idée qui a été retenue d’emblée." Une initiative qui vise donc à soutenir les professionnels du secteur et à proposer un nouveau service aux citoyens.

"Certains ont encore de réelles craintes de sortir de chez eux. Grâce au taxi commercial, ils pourront continuer à acheter local sans mettre un pied dehors." À noter que les commandes passées doivent l’être dans un commerce de la commune et ne peuvent concerner que des produits non-alimentaires. Le poids des colis est quant à lui limité à 10 kilos et le volume maximum à un demi-mètre cube.

Le projet, unique en Wallonie, sera évalué d’ici un mois et pourrait être poursuivi sur un trimestre. "Nous ne pouvons pas préjuger du succès ou non de cette initiative. Il faut créer de l’offre et de la demande, c’est pourquoi une communication a été ou sera adressée très prochainement vers les commerçants et ensuite vers les clients." Notons encore que cette initiative n’aurait pas été possible sans le soutien du concessionnaire Saga Piret, qui a mis à disposition un véhicule utilitaire. L’appel à d’autres concessionnaires souhaitant s’impliquer dans le projet est par ailleurs lancé.