Ce n’est pas la première fois que la demande sera formulée. Ce lundi soir, à la faveur d’une interpellation citoyenne de Julien Brassart (par ailleurs conseiller de CPAS Ecolo), le conseil communal de Saint-Ghislain sera invité à se prononcer favorablement à plus de transparence. Une transparence qui passe, selon l’élu local, par une publication en ligne des notes explicatives remises aux conseillers communaux en prémisse des débats de l’assemblée.

"La publication de ces notes sur le site de la Ville, au même titre que les ordres du jour, permettrait d’ouvrir le processus démocratique à l’ensemble des citoyens et de faire un pas supplémentaire vers la transparence au niveau de notre ville. Plus de 300 communes wallonnes ont déjà franchi ce pas qui devrait prochainement être rendu obligatoire puisqu’il est sur la table du Parlement de Wallonie", plaidera Julien Brassart.

Ce dernier demandera également si la publication systématique des enquêtes publiques et la promotion active de celles-ci peuvent être envisagées. Enfin, le débat sera relancé autour de la diffusion en directe des échanges, comme cela avait pu être organisé pendant les confinements. "C’était là un excellent moyen d’ouvrir l’espace démocratique communal à toute personne souhaitant s’informer de la gestion quotidienne de notre Ville. Cela permettait également au Collège de rendre directement les comptes qu’il doit aux électeurs en bon gestionnaire public."

Des propositions qui, à ce stade, ne seront pas suivies par la majorité PS-MR&Citoyens. "Il n’y a aucune animosité dans notre chef, et nous ne sommes évidemment pas opposés à plus de transparence", précise Daniel Olivier (PS), bourgmestre. "Mais nous ne souhaitons pas pour autant aller plus vite que nécessaire. S’il nous est imposés d’aller plus loin en matière de transparence, nous nous adapterons. Mais nous n’allons pas anticiper d’éventuelles futures décisions."

Et le bourgmestre de se justifier : "Nous sommes dans un état de droit et il ne nous parait pas judicieux de partager des notes explicatives ou des propositions de délibérations avant les échanges et un vote du conseil. Même en séance, des modifications sont toujours possibles. Par ailleurs, certaines délibérations mentionnent des noms d’agents communaux, qu’il faudrait faire effacer avant diffusion en ligne. C’est un travail administratif supplémentaire."

Un argument qui vaut aussi pour les enquêtes publiques, selon le bourgmestre. "Chacun a droit à la vie privée, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi." Enfin, si elle a bien été envisagée et mise en œuvre un temps, la diffusion des conseils communaux a été suspendue faute de spectateurs. "Les conseils étaient peu suivis et le temps d’écoute moyen était de 16 minutes. Ce n’est clairement pas suffisant pour maintenir le dispositif." Un dispositif qui avait un coût et qui nécessitait pas mal de logistique pour la commune.