Les commerçants ont finalement été entendus et ont obtenu gain de cause auprès des autorités communales douroises alors que celles-ci avaient sollicité leur avis pour gérer au mieux le stationnement en centre-ville. Deux périodes de stationnement réglementées seront finalement prévues : l’une pour les achats et arrêts rapides, d’une période de 30 minutes au maximum, et une seconde qui s’étalera sur deux heures.

À côté de ces deux possibilités, l’on retrouvera bien sûr toujours du stationnement totalement gratuit, réservé aux riverains et du stationnement de longue durée. "La proposition initiale des services était de proposer un stationnement réglementé d’une heure", explique Carlo Di Antonio (Dour Demain), bourgmestre. "Le collège communal avait de son côté proposé 1h30 mais rapidement, les commerçants se sont exprimés pour faire savoir que ce n’était pas suffisant."

Sur les réseaux sociaux, notamment, les commentaires se sont multipliés. "Pour ma part, je trouve inapproprié la limitation de parking à 1 heure sur les grands parkings du haut de la rue Grande", témoigne une commerçante. "Une visite chez le coiffeur dure plus d’une heure. Si vous souhaitez cumuler des visites de commerces et/ou de service (banque, kiné, achats divers,...), une heure est bien insuffisante."

Et la demi-heure supplémentaire prévue par le collège n’était pas non plus suffisante. "J’ai finalement pris mon téléphone afin de contacter plusieurs commerçants, dans différents domaines, et de manière générale, tous étaient demandeurs d’effectivement profiter de deux heures de stationnement. Nous allons donc suivre leur demande et formuler une proposition en ce sens lors du prochain conseil communal."

Le stationnement en centre-ville relève souvent du casse-tête pour les autorités communales, à Dour comme ailleurs. "Notre objectif reste de proposer une gestion dynamique du stationnement et éviter à tout prix le stationnement de longue durée sur des emplacements qui n’y sont pas dédiés. Avoir des automobilistes qui monopolisent une place toute une journée n’est favorable à personne, et certainement pas aux commerçants."

Ce phénomène de voitures-ventouses est pourtant légion. Certains commerçants sont eux-mêmes concernés, occupant des places réservées à leur clientèle et empêchant ainsi une certaine rotation tout au long de la journée.