Les tensions ne sont pas apaisées, au sein de Logis Saint-Ghislainois, que du contraire. Ce vendredi matin, dès huit heures, les travailleurs observeront en effet un arrêt de travail. Il s’agit de la première initiative d’un plan d’actions plus large destiné à obtenir des avancées notamment en matière de bien-être au travail. S’ils devaient estimer ne pas être entendus, les travailleurs annoncent que d’autres actions seront entreprises.

"Nous ne reviendrons pas sur les événements de ces derniers jours, même s’il s’agissait selon nous d’une vaste mascarade", précise Patrick Salvi, secrétaire régional SETca Mons-Borinage. "Cet incident n’était que la pointe de l’iceberg et la manifestation d’un problème bien plus profond, que nous dénonçons depuis déjà un moment. Le climat social s’est réellement dégradé et aujourd’hui, le personnel est à bout."

Le syndicaliste explique que « certains membres du personnel viennent travailler en ayant la boule au ventre » et précise qu’un courrier a été adressé ce jour aux membres du conseil d’administration. "Une rencontre avec eux a été sollicitée. Nous voulons être entendus mais surtout, nous voulons que les promesses soient suivies d’actes concrets." Plusieurs demandes ont ainsi été officiellement formulées.

Il s’agit d’obtenir un organigramme complet et la description de fonction de chaque poste, de clarifier et de définir les prérogatives de chacun ou encore de mener une enquête psychosociale dans les plus brefs délais, c’est-à-dire dès le mois de mars. "Cette situation ne peut plus durer, ces tensions ont des conséquences sur l’ambiance de travail et le moral du personnel. Certains propos, tenus par le président, ont par ailleurs donné l’impression qu’ils étaient responsables de tout cela !"

Le président, Patrick Danneaux (PS) confirme qu’un arrêt de travail sera organisé ce vendredi. "Mais pas question de m’y opposer. Le personnel a le droit de manifester son mécontentement", précise ce dernier. "Je suis président du Logis mais aussi travailleur. Je peux comprendre que des désaccords se marquent par moments." Le président ajoute encore qu’un règlement de travail est en cours d’élaboration.

"La directrice devrait en recevoir copie et le présenter au C.A. dans les deux mois, ce qui permettra de clarifier certaines choses. Quant à la descente de la cellule du bien-être au travail, nous n’y serons pas non plus opposés. Si c’est bénéfique aux travailleurs et que cela débouche sur des pistes à exploiter pour améliorer le bien-être des travailleurs, nous y sommes favorables. " Sur papier, la volonté d’apaiser les esprits est donc claire. Reste à voir si dans les faits, les paroles seront tenues.