Les débats du dernier conseil communal ont été plutôt houleux.

Fin mars, une partie du terrain bordant la rue des Herbières s’affaissait et poussait les autorités communales à interdit la circulation à l’entrée de cette même route, dans sa portion entre l’avenue du Grand Air et la rue Defuisseaux. Les travaux de réparation ont débuté. Mais il faudra du temps avant que la situation ne revienne à la normale. Au dernier conseil communal, la majorité PS-MR&Citoyens annonçait un délai de plus de deux mois.

À la faveur d’une question de la conseillère d’opposition Dorothée Gosselin (Osons !), l’échevin des travaux Luc Dumont (PS) a relayé les informations obtenues auprès de l’intercommunale IDEA, à qui appartient la conduite problématique. Deux phases de travaux sont prévues. La première consiste à réparer la conduite utilisée par l’usine Yara et Prince Erachem. Les pièces, en commande, devraient arriver d’ici peu. Il faudra compter deux semaines d’intervention.

La deuxième phase concernera la réparation de la route, des autres conduites et du collecteur proprement dit. « Ce collecteur a subi un déboitement suite à une déstabilisation du terrain. Les terres devront probablement être drainées. Ensuite seulement, la réparation du collecteur pourrait être effectuée sur une durée d’environ deux mois », communique l’IDEA.

Quant au « geyser » qui déverse une quantité importante d’eau dans la prairie, il s’agit d’une opération de bypass réalisée par l’IDEA sur l’une de ses conduites de l’éco-zoning de Tertre. « Cette opération a pour but de dévier les eaux suite à l’effondrement à la rue des Herbières », précise encore l’échevin, qui évoque un phénomène « ponctuel et maitrisé », lié aux essais de fermeture de vanne et de purge d’air par les équipes techniques de l’IDEA.

Si la ville n’est pas à la manœuvre d’un point de vue technique, ses explications n’ont pas convaincu l’opposition. Le ton est notamment monté entre le bourgmestre et Pascal Baurain, chef de file de l’opposition, qui s’inquiétait d’une éventuelle pollution des eaux rejetées. « Des analyses ont-elles au moins été faites ? Les informations données par l’IDEA doivent être confirmées, vous ne pouviez pas simplement les prendre pour acquis », a-t-il pesté.

Le bourgmestre a confirmé que des analyses avaient été effectuées sous l’œil de la DPC (département de la police et des contrôles du SPW). « Aucune concentration exagérée n’a été relevée. Il faut cesser d’alarmer la population et de relayer des fake news », s’emportait à son tour Daniel Olivier, qui n’a pas souhaité transmettre le résultat des analyses. Mardi, l’échevin des travaux Luc Dumont annonçait que le « geyser » n’était plus visible. Les travaux annoncés vont donc se poursuivre.