Quant aux délais, ils sont également plus longs qu'espérés...

En février dernier, le SPW prenait la décision de fermer en urgence le pont du Goulet, sur la route de Wallonie à hauteur de la sortie Hautrage pour des raisons de sécurité. Depuis, les automobilistes sont déviés, notamment par la rue Defuisseaux, où les riverains se plaignent des nuisances provoquées par le passage incessant de poids lourds.

Ce mardi, une nouvelle réunion de suivi concernant cette déviation était organisée entre les services techniques de la ville, l’échevin de la mobilité, la police boraine, les techniciens et la direction du SPW ainsi qu’avec les responsables de la Sofico. « La ville a pu mettre en exergue les points posant encore des problèmes, proposer des solutions et insister sur la réalisation d’un passage piétons à la rue Defuisseaux », explique le bourgmestre, Daniel Olivier (PS).

Ce dernier point est normalement acquis, ce qui devrait sécuriser quelque peu la rue Defuisseaux, où est installée une école notamment. « Suite à notre insistance et vu l’efficacité de la limitation de vitesse à 30 km/heure, le SPW nous a informé qu’il marquait son accord sur la concrétisation d’un passage clouté. J’ai signé ce mardi soir l’arrêté de police. Le SPW devrait donc le faire tracer avant la fin de cette semaine. Cela nous a en tout cas été promis. »

Par contre, l’installation d’un pont provisoire en attendant la reconstruction d’un ouvrage pose problème. « Lors de cette réunion, il a été communiqué que l’ouverture des offres concernant la construction du pont provisoire a surpris le SPW et la Sofico, tant dans les délais que dans les montants de crédits à y consacrer. Les offres reçues se situent entre 2,5 et 3,5 millions d’euros. Les délais annoncés dans un premier temps pour septembre se trouvent quant à eux reportés à fin 2019, au mieux. »

En d’autres termes, les déviations devraient encore être de rigueur pour un bout de temps… « Le collège communal déplore ces informations car si aujourd’hui rien n’est venu contredire la nécessité de la construction d’un pont provisoire, les délais allongeraient sensiblement l’attente des citoyens. De même, le coût d’un point provisoire – qui resterait au maximum deux ans – serait presque identique à celui de la construction d’un point définitif… »

Les représentants de la ville annoncent avoir partagé avec le SPW et la Sofico leurs craintes quant aux risqués inhérents à la prolongation de la durée de la déviation via le centre-ville de Tertre. Le collège devrait rapidement interpeller Carlo Di Antonio (cdH), ministre wallon des travaux publics « sur cette situation et ses responsabilités dans ce dossier. » En attendant, les déviations restent en place et les riverains continuent à en pâtir.