Borinage

Ils dénoncent un nouvelle fois les nuisances dont ils sont victimes malgré les mesures déjà prises.

En mars dernier, le pont du Goulet à Hautrage était fermé en urgence par le SPW et des déviations installées, notamment par la rue Defuisseaux à Tertre. Rapidement, les riverains s’étaient mobilisés, pétition à l’appui, pour dénoncer le passage incessant des camions sur une voirie certes régionale mais inadaptée à un charroi lourd.

Près de cinq mois plus tard, les dispositions prises ne suffisent malheureusement plus. "Les zones 30 km/heure ne sont clairement pas respectées. De jour comme de nuit, l’insécurité est totale", regrette Richard, riverain de la rue Defuisseaux. "En tant que riverains, nous nous devons de réagir et de nous exprimer, au risque de nous en mordre les doigts. Un drame arrivera forcément : un enfant fauché, un camion dans une façade,… C’est ce qui nous pend au nez."

Accompagné de ses voisins Daisy, Marie-Cécile, Brigitte et Laurent (Drousie, conseiller communal de l'opposition), Richard réclame plus de répression. "Il n’y a qu’en touchant au portefeuille que l’on peut espérer faire passer le message. Et encore ! Certains chauffeurs se fichent de respecter les limitations puisque ce ne sont pas eux qui paient." Ce vendredi matin, le collectif réclamait de nouvelles mesures, comme par exemple le placement d’un lidar ou encore l’interdiction pure et simple de circulation des poids lourds en centre-ville.

"S’ils ne viennent pas dans le zoning ou livrer les magasins de l’entité, ils n’ont rien à faire sur nos routes, qu’ils restent sur l’autoroute ! Nos voiries sont dégradées, l’insécurité est réelle : nous n’oserions pas nous balader avec nos enfants et petits-enfants sur les trottoirs : certains n’hésitent pas à monter dessus !" À ces griefs s’ajoutent les nuisances sonores (notamment des coups de klaxons), les vibrations et les fissures qui apparaissent sur les façades.

Pour les riverains, la situation devient invivable. "Psychologiquement, c’est épuisant. Nous sommes à cran et ce n’est que le début ! Nous craignons aussi la rentrée scolaire, qui va augmenter le trafic et susciter plus encore d’énervement des conducteurs. Nous ne pourrons pas supporter cela pendant encore deux ou trois ans., ce n’est pas tenable. Nous n’avons pas l’impression d’être considérés par le pouvoir politique, quel qu’il soit."

Rappelons qu’une vingtaine de panneaux zone 30 ont été installés sur plus d’un kilomètre et demi et que la police contrôle régulièrement la vitesse. En juin dernier, ce sont 13 % des conducteurs qui avaient été flashés. La démolition du pont du Goulet devrait débuter dans les prochains jours, en septembre donc, pour une reconstruction étalée entre janvier 2020 et décembre 2021.