L'an dernier, grâce à un appel à projets, deux écoles avaient pu bénéficier du dispositif.

Des classes nombreuses, pas ou insuffisamment aérées suffisent à détériorer la qualité de l’air de nos écoles. L’an dernier, à l’issue d’un appel à projets de la Région wallonne, deux établissements de la ville de Saint-Ghislain – l’école communale de Sirault et l’école communale de Neufmaison – avaient pu être équipés d’un moniteur de qualité de l’air intérieur. Cette année, ce sont toutes les implantations qui en sont dotées.

"Dans la région, nos deux écoles avaient été les seules à être retenues pour ce projet. Nous en étions ravis car nous savons que la qualité de l’air est importante pour le bien-être des enfants", explique Florence Monier (PS), échevine de l’enseignement. "Nous ne voulions cependant pas faire de différence et limiter ce projet à deux écoles. Nous avons donc décidé d’investir."

Sur fonds propres, les 15 établissements de l’entité ont donc été équipés d’un moniteur (130 euros/appareil). "L’outil se veut ludique, les enfants s’impliquent et analysent les données, c’est-à-dire la température, le taux de CO2 et le taux d’humidité. Lorsque la lumière est verte, la qualité de l’air est bonne. Lorsqu’elle est orange, elle se détériore et lorsqu’elle est rouge, elle est mauvaise."

Il est alors temps d’aérer les locaux et de renouveler l’air. "Ils savent quoi faire et c’est pour eux une façon de se familiariser avec des gestes simples mais importants : ouvrir une fenêtre, ouvrir une porte,… Dans les classes qui étaient déjà équipées du moniteur l’an dernier, des réflexes ont été pris. On souhaite désormais étendre cela. Cela devrait d’ailleurs être le cas dans absolument toutes les écoles du pays."

Si sur Saint-Ghislain, c’est devenu une réalité, il n’en demeure pas moins que le projet nécessite des fonds. "Le dispositif est mobile et n’est donc pas fixé dans une seule classe. Il en faudrait dans chaque local mais cela représenterait un coût important. Ce que nous envisageons ici, c’est d’en acquérir encore quelques-uns afin d’en avoir au moins un dans chaque bâtiment. Nous voulons que cela devienne normal."

En 2018 pendant un mois, à la demande de l’ONG Greenpeace, 222 écoles belges avaient volontairement testé la qualité de l’air dans leurs classes. Il en était ressorti que seuls 3% des établissements présentaient une bonne qualité de l’air tandis que dans 61% des écoles, la qualité était préoccupante voire mauvaise. Preuve que proposer des solutions est indispensable.