Le Ravel 98, qui relie Dour à l'axiale boraine du côté de Colfontaine, va-t-il bientôt être coupé en deux ? L'un des ponts emprunté par le tracé cyclo-pédestre pourrait en tout cas être supprimé de la carte. Il s'agit de l'ouvrage d'art qui surplombe actuellement la rue de Warquignies, juste à côté du giratoire de l'axiale boraine à hauteur d'Hornu.

"Mon administration est en contact avec la Ville de Boussu afin d’aboutir à une solution raisonnable pour tous", explique le ministre wallon de la mobilité Philippe Henry (Ecolo), interpellé sur ce dossier par le député framerisois Manu Disabato (Ecolo). "Mais la démolition, déjà envisagée par mes prédécesseurs, et par le ministre Dardenne en 2002 notamment, n’est pas la seule solution qui doit être envisagée."

Citons par exemple deux autres possibilités : garder le pont actuel, l’entretenir et remplacer les feux obsolètes ou le remplacement du pont par une passerelle. "Il semble, après consultation de riverains, que le trafic automobile ne pose pas un problème nécessitant de démolir ce pont puisque les files de voitures attendant face au feu ne génèrent pas de longues files", explique Manu Disabato. "Il nous semble que, sauf éléments dont nous n'avons pas connaissance, une telle démolition ne serait pas utile au vu de la qualité patrimoniale de ce pont."

La solution préconisée par la commune de Boussu serait cependant bien une démolition. Mais en construisant à la place une passerelle afin de préserver le tracé du Ravel et éviter une déviation de l'itinéraire via la voirie en contre-bas. C'est d'ailleurs cette option qui a été communiquée par les autorités communales auprès de la Région wallonne lors d'une réunion organisée récemment.

Cette volonté de supprimer le pont serait justifiée notamment par le coût de rénovation et par le fait que le feu tricolore ne soit pas en phase avec les flux de circulation sur cette route. Par ailleurs, la création d'une passerelle permettrait d'élargir la place pour que les véhicules puissent circuler sous le pont. Actuellement, le passage s'avère être très restreint et empêche les automobilistes de se croiser.

"Il y a lieu que ce dossier puisse passer en Commission Provinciale de Sécurité Routière (CPSR) afin d’évaluer les diverses solutions envisageables et de déterminer les conséquences en termes de mobilité, sécurité et de couts des travaux", ponctue le ministre Henry.