Il a mis à l'honneur une miraculée du Covid-19. Mais il pose questions.

Scène assez étonnante ce vendredi après-midi à la rue Alfred Dendal, à Boussu. Une centaine de personnes se sont rassemblées, sous forme de haie d'honneur, dans cette rue assez étroite où l'on circule d'ailleurs dans un seul sens. Le but était de saluer le retour à son domicile de Rose-Marie, une miraculée du Covid-19 qui a passé 47 jours dans un coma profond avant de finalement s'en sortir. 

Le geste est évidemment noble, louable et admirable pour cette dame de 51 ans qui méritait franchement une réelle ovation. Le problème est que ce rassemblement a rapidement pris des proportions incontrôlables et c'est la raison pour laquelle plusieurs riverains nous ont contactés. 

Au final, plus de 100 personnes étaient présentes simultanément à cet endroit, sans pouvoir respecter facilement les distanciations sociales même si la quasi totalité des gens étaient masqués. Parmi eux, deux échevins de la commune de Boussu mais aussi son bourgmestre, Jean-Claude Debiève. Or, un tel rassemblement, qui plus est statique, reste toujours interdit aux yeux de la loi. 

"Ce rassemblement a été tout à fait improvisé, personne ne l'a organisé et on ne savait pas prévoir qu'il y aurait autant de monde", explique le bourgmestre. "Les gens attendaient le retour de Rose-Marie en sachant qu'elle allait revenir cet après-midi. Il y a eu du monde mais avec tout de même une certaine distanciation. J'ai moi-même voulu passer pour la saluer et en voyant le monde présent, j'ai directement contacté la police pour qu'elle vienne fluidifier la situation."

Il est vrai que deux équipes de la police boraine sont rapidement intervenues sur place afin de pousser les gens présents à respecter au maximum les mesures de distanciation. Mais vu l'étroitesse des lieux, il était quasiment impossible de s'y tenir.