La ténacité du groupe de travail ligne 96 a payé ! Les navetteurs de la ligne Quévy-Mons viennent en effet d’apprendre que la SNCB, dans son nouveau plan de transport, prévoyait d’étendre l’offre actuellement proposée sur ce tronçon emprunté par de très nombreuses personnes chaque jour de la semaine.

Dès le 13 décembre prochain, les navetteurs pourront compter sur un train supplémentaire dans le sens Mons-Quévy à 21h22, un train supplémentaire dans le sens Quévy-Mons à 20h14 et sur une offre d’un train par heure et par sens le week-end sur la ligne Quévy-Mons-Ath-Grammont. Depuis de très longues années, plus aucun train ne circulait en week-end sur cet axe.

"C’est une grande victoire pour nous, nous avons été écoutés et entendus par la SNCB, qui par l’augmentation de son offre reconnait que nos demandes étaient fondées", se réjouit Gianni Tabbone au nom de l’association navetteurs.be. "L’offre proposée sur la ligne 96, notamment en soirée, reste insuffisante mais c’est un pas dans la bonne direction."

Le groupe de navetteurs peut donc savourer le moment, mais sait aussi que le combat n’est pas terminé. "Nous avons d’autres chevaux de bataille. En plus des problèmes récurrents de ponctualité et de correspondances loupées contre lesquels nous nous battons depuis déjà longtemps, nous devons maintenant nous opposer au fait que les trajets soient allongés de huit minutes."

En effet, Infrabel doit entreprendre des travaux visant au remplacement de traverses. Ceux-ci n’ont pas encore débuté mais déjà, la vitesse sur les voies a été limitée à 40 kilomètres/heure entre Frameries et Mons. "Nous allons solliciter le ministre afin que les budgets soient dégagés et les travaux entrepris dans un délai raisonnable. Il est impensable qu’il en soit autrement car les navetteurs, pénalisés, vont finir par déserter les petites gares."

Le comité a donc encore du plan sur la planche et sait que face à la SNCB et à Infrabel, la pression devra être maintenue.