Le ras-le-bol est total pour Flavien Givert. Cet habitant de la Chaussée de la Cour, à Wasmes (Colfontaine), dénonce en effet depuis plusieurs années le manque de sécurité devant son habitation. Pire, à plusieurs reprises en sortant de chez lui, il a failli être heurté par des conducteurs qui n’hésitent pas à rouler sur le trottoir afin de tenter de gagner quelques minutes. Une situation qui ne peut plus durer.

"J’habite cette rue depuis maintenant 11 ans et en 11 ans, rien n’a changé", regrette le Wasmois. "Les voitures roulent excessivement vite et le passage piéton, situé juste en face de mon habitation, n’est absolument pas respecté. Je prends des risques tous les jours, en sortant de chez moi, parce qu’il n’est pas rare que je me retrouve face à un conducteur qui roule sur le trottoir pour ne pas avoir à céder le passage au conducteur d’en face. L'état du trottoir en témoigne d'ailleurs."

Souhaitant trouver une solution aussi rapidement que possible, Flavien Givert a pris contact avec les autorités communales. "L’échevin des travaux s’est déplacé afin de constater la situation. On a évoqué la possibilité de placer des piquets en bois, à la place des potelets de plastique, mais je ne suis pas persuadé que cela suffise à faire ralentir ces fous du volant ou à les empêcher d’emprunter le trottoir. Dans la rue, nous sommes favorables à l’installation de plus importants aménagements, par exemple un casse-vitesse."

Ce qui ne serait pas à l’ordre du jour. "Depuis ma rencontre avec l’échevin, rien n’a bougé, je ne vois rien venir. On parle tout de même de sécurité routière ! J’ai pris patience, j’ai espéré que les autorités communales bougent mais comme trop souvent à Colfontaine, on nous promet monts et merveilles, on attend et rien ne change. Je suis conscient que d’autres endroits sont tout aussi problématiques mais je reproche à la commune de ne pas faire attention à ses citoyens. Je veux que les gens en prennent conscience."

Car si Flavien Givert agit pour enfin être plus serein lorsqu’il sort de chez lui, il intervient également en faveur des enfants qui fréquentent le terrain de football, situé de l’autre côté de la rue. "Pour l’instant, avec la crise, il n’est plus vraiment fréquenté mais en temps normal, les enfants empruntent le passage piéton, rejoignent leurs parents de l’autre côté de la rue, alors que les conducteurs circulent souvent à plus de 80 km/heure au lieu des 50 réglementaires… Il faut apparemment attendre un drame pour qu’une réaction soit envisagée."

Contacté, le bourgmestre n’a pas daigné formuler le moindre commentaire quant à cette problématique.