La Société Publique de Gestion de l'Eau (SPGE) et l'intercommunale IDEA ont annoncé ce mardi la mise en oeuvre d’un ambitieux plan d’investissements de plus de 20 millions d'euros au bénéfice de la station d’épuration de Wasmuël. Cet investissement ira également dans la remise en exploitation des serres de séchages des boues fin 2021, après avoir mis en place des moyens importants pour limiter au maximum les nuisances olfactives.

Depuis plusieurs mois, un bureau d’experts spécialisés en olfactométrie, Odométric, a été chargé d’identifier les dispositifs nécessaires pour limiter au maximum les odeurs émises par l’ensemble du processus d’épuration sur le site de la station de Wasmuël. Dans le cadre de cette étude, Odométric a d'abord procédé à une campagne de mesures afin de permettre la hiérarchisation des odeurs puis l’identification des techniques à mettre en oeuvre à la fois pour empêcher la production des odeurs et pour en réduire l’impact au maximum.

L’ensemble de ces études et leurs conclusions ont permis la réalisation d’un plan d’investissements de plus de 20 millions d'euros. Composé en quatre phases, ce plan a en réalité déjà débuté cette année avec le curage biologique du pertuis et l'aménagement d’une nouvelle plate-forme pour la réception des curures. En 2021, la deuxième phase prévoit l'étude concernant l’avant-projet de couverture du pertuis (4,5 km de collecteur à ciel ouvert), les travaux d’aménagement du traitement de l’air au niveau des serres de séchage ainsi que la couverture des ouvrages d’entrée (dessableur).

En 2022, place aux études relatives à la couverture du pertuis et aux travaux d’étanchéité des bassins avant de terminer le plan de 2023 à 2025 avec les travaux de couverture du pertuis (4,5 km de long). "Je pense aux riverains, qui ont déjà trop souffert de cette situation et qui ont fait preuve de beaucoup de patience", commente Jacques Gobert, président d'IDEA. "Nous avons mis trois ans pour élaborer ce plan, nous avons fait appel aux meilleurs experts et nous prévoyons un budget ambitieux. Parce que notre objectif est clair : moderniser cet outil d’épuration tout en réduisant au maximum les odeurs."

L’unité de séchage devrait quant à elle être remise en service à l’automne 2021, après avoir fait l’objet de travaux complémentaires concernant le volet traitement des odeurs. La solution choisie permettra de réduire drastiquement les odeurs, avec pour objectif de respecter les normes en vigueur. Au-delà des travaux importants prévus au niveau du pertuis, l’unité se verra également adjoindre une cheminée de 30 mètres de haut permettant de réduire significativement les nuisances émises.