Ça devient un rendez-vous incontournable depuis 2015, Mons a présenté sa deuxième biennale culturelle qui se tiendra du 9 octobre au 12 décembre. Entre les expositions, les shows illuminés, les spectacles de danse ou même la gastronomie, le programme est pour le moins étoffé. Mais il y a un fil rouge pour s'y retrouver, le thème de la révélation: comment l'art et la culture révèlent nos racines, nourrissent nos imaginaires collectifs et deviennent révélateurs de nouveaux possibles pour demain.

On retrouvera donc au BAM, du 9 octobre au 30 janvier, une rétrospective consacrée à Fernando Botero. Une première en Belgique! L'occasion de découvrir en long et surtout en large le travail de l'artistes colombien et ses œuvres connues pour leurs formes généreuses et influencées tant par l'art précolombien et l'iconographie populaire que par les muralistes mexicains ou la Renaissance italienne.

De l'Italie, il sera aussi question lors de ce focus gastronomique qui promet un délicieux moment d'échanges entre de grands chefs et des nonnas au savoir ancestral. Le tout sera accompagné d'une exposition photo, de street art et même d'un concert décalé de l'ORCW faisant la part belle à la Botte pour le 75e anniversaire de la signature du traité "Charbon".

Cette célébration de l'immigration italienne aura une résonnance particulière pour la région de Mons. Et c'est tout normal pour cette Biennale qui aspire à s'ancrer dans son territoire, à l'image du Grand Huit qui prépare sa troisième édition. Une fois de plus, artistes, associations locales et habitants de toutes les communes du Grand Mons s'associent pour construire ensemble des propositions artistiques destinées à révéler les merveilles cachées de leur territoire.

L'espace public est aussi dans la ligne de mire de cette Biennale avec l'organisation de quatre nuits thématiques. La nuit de la danse ouvrira ainsi les festivités le 9 octobre et célèbrera l'un des piliers du sixième art sous toutes ses formes: participative, contemporaine, performative, poétique et populaire. En point d'orgue de ce week-end d'ouverture, une parade monumentale, "Color Wheels", qui illuminera le centre-ville. Le vendredi 22 octobre, la Nuit des musées plongera gratuitement les visiteurs au cœur des nombreuses implantations montoises avec une ambiance rehaussée par des surprises artistiques. Le 30 octobre, Mons importe l'excellent concept des Nuits secrètes pour une Nuit mystérieuse: les spectateurs ne savent pas dans quoi ils s'embarquent, mais ils auront rendez-vous avec différents artistes dans des lieux insolites. Enfin, la nuit du 20 novembre sera la Nuit des arts numériques avec un parcours à la fois contemplatif, interactif et ludique au croisement des arts, de la science et de la technologie.

Cette Biennale est pilotée par la Fondation Mons 2025 en partenariat avec Mars et le Pôle muséal. Et dans la Cité du Doudou, on le sait, la Fondation guette une fumée blanche du côté du cabinet de la ministre de la Culture pour savoir si elle aura les fonds nécessaires à la poursuite de ses activités. "La Fondation est à la croisée des chemins", indique le bourgmestre Nicolas Martin. "Après Mons 2015, il était essentiel que la Ville puisse capitaliser sur la dynamique mise en place pour donner l'impulsion tant aux artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles qu'à notre tissu associatif et aux acteurs de terrain. Nous avons ainsi fait le choix de recentrer les missions de la Fondation et de les amplifier. C'est le cas pour les grandes expositions, que nous organisions tous les deux ans et qui se tiennent tous les ans à présent. Au-delà de l'aspect culturel, ces événements attirent beaucoup de touristes et ont des retombées importantes. Nous avons aussi le Grand Huit qui crée une dynamique intéressante dans les communes fusionnées. Et nous avons la Biennale qui revient dans une nouvelle version post-covid. C'est un bel événement marqué par des temps forts qui permettra à la Fondation de faire ses preuves pour bénéficier auprès de la ministre Linard des moyens nécessaires à la pérennisation de son avenir."