Félicitations, prédictions ou critiques... Les élus réagissent.

La Cité du Doudou ne sera finalement pas restée très longtemps sans président de parti. Fin octobre, Elio Di Rupo passait les clés du PS à Paul Magnette. Transfert d’un Montois à un Carolo. La réplique inverse aurait pu être presque parfaite côté libéral si Olivier Chastel avait tenu jusqu’aux élections internes du MR. Mais Charles Michel avait repris la main brièvement avant de partir sous les cieux européens. Tant pis pour le souci du détail. Georges-Louis Bouchez a finalement remporté les élections internes du MR, et Mons compte un nouveau président de parti au sein de son conseil communal.

Nous avons sollicité les réactions des différentes formations politiques montoises. Et ce n’est pas forcément depuis la majorité qu’elles sont les plus critiques.

"Je félicite Georges-Louis Bouchez pour son élection à la présidence de son parti", commente le bourgmestre Nicolas Martin (PS). "C’est toujours positif qu’un Montois puisse s’illustrer dans quelque domaine que ce soit. J’espère dans ce cas-ci qu’il fera en sorte de travailler de manière constructive pour notre ville à travers ses nouvelles fonctions."

Du côté d’Ecolo, on aspire à plus de sérénité aux conseils communaux, après un début de mandature enflammé. "Ça s’était déjà apaisé ces derniers temps. J’imagine que c’était lié à sa candidature à la présidence du parti", commente Samuel Quiévy, chef de file Ecolo. "Nous ne portons pas du tout la même idéologie, mais je félicite Georges-Louis Bouchez à titre personnel."

Après avoir évolué aux côtés de Georges-Louis Bouchez dans les rangs de Mons en Mieux, David Bouillon siège comme conseiller indépendant. Il garde la dent dure. "Nous sortons avec le MR d’un gouvernement antisocial. Il y a des pénuries importantes en matière de santé. Et ça ne va pas s’arranger avec quelqu’un comme Georges-Louis Bouchez qui n’est pas social pour un sou", estime David Bouillon.

Sous les appels de l’aile gauche du MR, Georges-Louis Bouchez a bien montré quelques signes d’ouverture durant la campagne. Mais d’autres déclarations inquiètent le PTB. "Ce qui nous préoccupe, c’est la politique antisociale menée par le MR. Peu importe que le parti soit dirigé par un Montois ou un autre", pointe John Beugnies du PTB. "Quand j’entends Georges-Louis Bouchez déclarer que gouverner avec la N-VA reste le plan A du MR, ça ne nous rassure pas du tout. Car la N-VA est à la solde du Voka et veut appliquer le programme du patronat flamand."

Quelle tournure vont prendre les conseils communaux à Mons ? Pour Savine Moucheron, le tableau va être intéressant. "D’un côté de la table, nous aurons le président du MR. De l’autre, Elio Di Rupo, ministre président de la Région wallonne qui travaille avec le MR. Et au milieu du tableau, le bourgmestre Nicolas Martin avec qui c’était tendu jusqu’ici. Ça va être intéressant de voir comment tout cela va s’équilibrer", prédit la chef de file du CDH. "Je tiens par ailleurs à féliciter Georges-Louis Bouchez et je respecte sa ténacité. Il a essuyé pas mal de revers ces dernières années, mais il est resté fidèle à ses convictions et s’est accroché. C’est une belle qualité."