Mons

Dans C’est ça l’amour, Bouli Lanners campe Mario, un quinqua désabusé par le départ de sa femme et qui tente péniblement de gérer ses deux adolescentes.

Comment vous êtes-vous retrouvé sur ce premier long-métrage en solo de Claire Burger ?
Claire, que je ne connaissais pas, m’a envoyé le scénario. J’ai été séduit par le personnage de Mario, son intensité, mais aussi les dialogues très bien écrits. Je me suis dit qu’il y avait sûrement quelqu’un d’intelligent derrière tout ça.

Pourquoi a-t-elle pensé à vous ?
Elle m’a tout de suite dit qu’elle ne voulait pas tourner avec un comédien professionnel. Ca m’a fait rire. Je lui ai donc donné rendez-vous à Forbach où se déroule le film. Ca lui a plus qu’on ne passe pas par la case Paris.

Forbach, où se déroule le film et d’où Claire Burger est originaire…
Le Borinage à côté, c’est Broadway ! C’est une ville très en déclin, mais je me suis directement retrouvé dans les décors du film et dans cette ambiance. La rencontre avec Claire a alors été déterminante. Ca a tout de suite collé. Je pense que c’est le film dont je suis le plus content, en tant que comédien. Il y a eu une immersion totale dans son univers, nous avons travaillé avec des comédiens qui n’étaient pas des professionnels, nous étions dans la maison de son papa qui a inspiré mon rôle et que j’ai rencontré… C’était un travail très consistant qui amène de la fatigue, mais aussi une énergie dans le jeu.

Un petit mot sur Justine Lacroix et Sarah Henochsberg, vos deux filles à l’écran ?
C’était super de travailler avec elles. Ce sont deux non-professionnelles. Mais elles ont un naturel formidable. Elles sont venues à la maison pendant une semaine avec Claire et son assistante. On a reconstitué une vie de famille, on faisait les courses ensemble, la vaisselle, etc. On a créé cette relation qui continue d’ailleurs aujourd’hui, car ça nous a fort rapprochés.

Vos projets pour la suite ?
Je vais faire le prochain film de Samuel Benchetrit avec Vanessa Paradis, François Damiens et Kervern. Et puis mon film, que je devrais tourner en automne. Une histoire d’amour en anglais qui se passera en Écosse.