Seraphina Piredda comparaîtra détenue à son procès le 16 avril

Le meurtre qui s’est déroulé le 21 octobre 2016 au domicile d’Anne-Marie Sautelet (74 ans) situé à la rue Alfred Dendale à Boussu sera jugé par le tribunal correctionnel de Mons. Seule une audience, celle du 16 avril, est prévue pour étudier le meurtre pour faciliter le vol de la septuagénaire. Détenue, la prévenue n’est autre que Seraphina Piredda (53 ans). Ce jour-là, elle a manifestement pété les plombs pour dix euros !

Elle a été retrouvée les mains en sang à quelques mètres du lieu du crime par les enquêteurs de la police judiciaire fédérale. Le lendemain, elle était passée aux aveux et placée sous mandat d’arrêt. le 21 octobre 2016 après-midi, elle avait sonné au domicile d’Anne-Marie pour lui demander de l’argent. La situation a viré au massacre. Anne-Marie Sautelet a été retrouvée, gisant dans une mare de sang, à son domicile de la rue Alfred Dendal à Boussu.

La victime, vivait seule depuis que son mari avait été placé en maison de retraite. Serafina résidait dans la même rue, quelques maisons plus loin. Sans emploi, elle éprouvait de grandes difficultés financières. Elle avait d’ailleurs pris le pli de faire la manche auprès de ses voisins. La septuagénaire aurait refusé de lui donner de l’argent, elle s’était déjà montrée généreuse dans le passé. Ce qui aurait été l’élément déclencheur de la fureur de la prévenue, alcoolisée et sous antidépresseurs. La quinquagénaire a pris le dessus sur Anne-Marie. Une des oreilles de la victime a été arrachée. Son crâne a été complètement défoncé avec des objets contondants. Après la lutte, Serafina l’aurait achevée de six coups de couteau avant de faire le tour de la maison pour y dérober des bijoux.

En 2015, la prévenue se faisait déjà connaître de la police et de la justice suite à un coup de couteau porté à son ex-compagnon dans une habitation de la rue Dendal à Boussu. Pour ces faits, Seraphina a été condamnée à trois ans d’emprisonnement avec sursis probatoire. Elle avait bénéficié d’une série de mesures probatoires comme des formations en gestion de la violence et un suivi psychologique. Il était aussi question qu’elle ne commette plus de crimes, ni délits.