Mons L’homme, qui est soupçonné d’avoir informé le braqueur et qui avait été acquitté par le tribunal correctionnel de Mons

La quatrième chambre correctionnelle de la cour d’appel du Hainaut rendra un arrêt le 27 février prochain concernant le procès de deux hommes poursuivis dans le cadre d’une fusillade qui a éclaté au sein de l’entreprise Bové à Ghlin, le 20 juin 2017.

L’homme, qui est soupçonné d’avoir informé le braqueur et qui avait été acquitté par le tribunal correctionnel de Mons, a demandé à la cour de confirmer son acquittement. Il encourt six ans alors que le braqueur risque 11 ans de prison.

Lors d’une précédente audience, le ministère public avait requis une peine de 11 ans de prison contre D.M, le braqueur qui, bien qu’il n’avait jamais travaillé au sein de l’entreprise, savait où se rendre pour trouver "entre 26.000 et 30.000 euros" en liquide, correspondant à la paye des ouvriers. Il s’est rendu directement dans le bureau d’une employée qu’il a braquée avec une arme. Le compagnon de l’employée, qui travaillait aussi dans l’entreprise, est intervenu. Il a été touché par quatre balles et fut grièvement blessé.

Selon le ministère public, et l’avocate des parties civiles, c’est D.D, consultant sous-traitant au sein de la société qui a informé D.M, lequel occupait l’appartement situé au-dessus de son café. Leurs enfants étaient par ailleurs en couple.

Lors de l’enquête, D.M a déclaré que D.D lui avait donné toutes les informations, ce que conteste D.D., acquitté au bénéfice du doute par le tribunal. Sa défense a répété mardi que le braqueur avait pu obtenir les informations d’autres personnes car, comme l’avait conclu le tribunal, "il est de notoriété publique au sein de l’entreprise des modalités de paiement et des jours de paye, les 5 et 20 de chaque mois."