Mons Une plainte a été déposée auprès de la police mais selon la victime, rien ne bouge.

Fin décembre, Samuel (prénom d’emprunt) déposait plainte auprès de la zone de police boraine pour menaces de mort. Ces dernières auraient été proférées par un membre des Hell’s Angels, un groupe de motards récemment reconnu par le tribunal comme une association internationale de malfaiteurs. Plusieurs de ses membres ont déjà été condamnés.

Aujourd’hui, Samuel ne se sent tout simplement pas en sécurité. "Lorsque je suis allé déposer plainte, je n’ai même pas été reçu dans une salle, au calme. J’étais derrière une vitre et il aurait fallu que je déballe mon histoire devant d’autres personnes… Le sujet est trop sensible, je n’ai pas pu donner tous les détails. Mais j’en ai dit assez pour que la police prenne l’affaire au sérieux. Ce qui n’est vraiment pas le cas !", estime-t-il.

Ce dernier explique que l’auteur des menaces serait lourdement armé et prêt à en découdre. "Je l’ai connu via un ami commun et les choses ont dégénéré. Il pense que je suis au courant de certaines combines. Alors que je n’ai aucune volonté de m’occuper de ses affaires. Il m’a menacé, il a dit qu’il allait me retrouver et me faire la peau. Je sais de quoi il est capable. Les Hell’s Angels ne sont pas des enfants de chœurs ! À titre personnel, je n’ai pas peur. Mais j’ai une femme, des enfants. C’est pour eux que je demande de l’aide à la police."

Déjà confronté au système judiciaire à plusieurs reprises, Samuel n’y croit plus. "Que faut-il faire pour que la police bouge enfin ? Je lui explique que le gars est menaçant et armé, que ma famille est en danger. Mais personne ne fait rien. Il ne faut pas s’étonner que certains fassent justice eux-mêmes. Si ma femme ne me permettait pas de garder la tête froide…"

Du côté de la zone de police boraine, on confirme le dépôt de plainte mais on explique également que les propos étaient difficilement compréhensibles. "Un P.-V. a été rédigé. Mais les détails sont vagues, les éléments peu étayés. Lorsque l’on a tenté de comprendre les circonstances de l’altercation, monsieur nous a simplement répondu que ‘c’est parce qu’il en savait trop’. Impossible d’en savoir plus…" La police insiste cependant : la procédure suit son cours. Le P.-V. a été transmis au parquet, qui décidera alors de la suite à donner au dossier.