Mons

Le détail de ce préjudice estimé a été présenté en séance publique ce mardi soir

En juin prochain, Patrick Piérart, conseiller communal dans l’opposition à Colfontaine, se présentera devant le tribunal correctionnel de Mons afin de répondre de plusieurs préventions datant de l’époque durant laquelle il était bourgmestre. Si au pénal, il ne risque plus rien puisque la prescription est atteinte, il pourrait être contraint de rembourser à titre personnel 57.039,24 euros à la commune de Colfontaine, qui s’est portée partie civile.

Celle-ci a en effet chiffré le préjudice qu’elle estime avoir subi. Ce mardi en séance publique du conseil communal et alors que le principal intéressé a préféré quitter la salle, le collège a présenté point par point le détail des sommes qui seront réclamées avant de solliciter l’approbation du conseil communal.

Il est notamment question de récupérer quelque 25.635 euros pour l’attribution de terrain en vue de construire une crèche et de nouveaux logements, près de 1366 euros pour le prêt d’un chapiteau à un particulier, plus de 8000 euros pour prise illégale d’intérêt en sa qualité de bourgmestre ou encore près de 25.000 euros pour entrave à la liberté des enchères et exercice des marchés publics. La commune réclame également le remboursement des frais inhérent à ce dossier.

“Nous aurions pu tenter d’obtenir plus mais nous avons estimé au plus juste le préjudice subi par la commune. Il n’est pas question ici de guéguerre entre D’Antonio et Piérart”, a insisté le bourgmestre, Lucien D’Antonio (PS). “Il n’est pas question non plus de préjuger de la décision du tribunal, nous nous plierons à son verdict et récupérerons peut-être moins qu’estimé.”

Après une suspension de séance, le groupe C.Plus a finalement approuvé les montants présentés. “Nous tenons à rappeler que de graves dysfonctionnements ont déjà été constatés au sein de la commune et nous nous étonnons que seule une personne soit pointée du doigt. Nous déplorons aussi que dix ans se soient écoulés depuis. Mais l’intérêt communal doit primer et il est effectivement du devoir de la commune d’aller réclamer son préjudice devant le tribunal”, a commenté Cécile Dascotte. Le point a donc été voté à l’unanimité. Reste au tribunal à trancher.