Mons Lionel Pistone a évidemment déposé plainte auprès de la police

Lionel Pistone (C.Plus), conseiller communal dans l’opposition à Colfontaine, est mal à l’aise. Jeudi soir, alors qu’il sortait de chez lui, il a été pris à partie par un individu qui aurait proféré à son encontre des menaces on ne peut plus explicites. Une plainte a été déposée auprès de la police boraine, celle-ci devrait être transmise au parquet de Mons.

"Je sortais donc de mon domicile lorsque j’ai entendu quelqu’un crier "hé petit con, je vais te casser la gueule !" Je ne pensais pas que ces propos m’étaient adressés mais je me suis retourné et je me suis rendu compte qu’il n’y avait personne d’autre dans la rue", explique Lionel Pistone. Ce dernier est donc allé à la rencontre de la personne à l’origine de l’invective afin d’en savoir plus.

Le jeune Colfontainois ne s’attendait pas à ce que la situation prenne une telle tournure. "Au début, j’ai pensé qu’il me confondait avec quelqu’un d’autre. J’ai demandé des explications mais il m’a clairement demandé d’attendre sur place, m’annonçant que j’allais ‘passer l’arme à gauche’. L’individu est rentré chez lui avec empressement. Sans certitude qu’il n’allait pas ressortir avec une arme, j’ai quitté les lieux."

Ses esprits repris, le conseiller fait rapidement le lien avec cet individu et un point de l’ordre du jour du conseil, discuté deux jours plus tôt et concernant l’acquisition par la majorité PS-MR d’un café situé rue de Pâturages. "La majorité va acquérir l’établissement pour 135.000 euros et le démolir… C’est un prix tout simplement exorbitant, avec lequel C.Plus n’est pas d’accord." En séance publique, l’opposition n’avait pas hésité à qualifier cet achat d’irraisonnable et scandaleux.

"La personne à qui appartient ce café est un grand camarade du bourgmestre. Il dispose de camions et les met d’ailleurs à disposition de la majorité en période électorale… Avancer des preuves est difficile mais nous sommes persuadés qu’il y a eu des arrangements entre la majorité et cet individu pour que le café soit racheté à prix d’or pour quelques contreparties. C’est une nouvelle démonstration du système mafieux socialiste de Colfontaine."

Aujourd’hui, Lionel Pistone peine à digérer ces derniers événements. "On en arrive à des menaces de mort parce que l’opposition joue son rôle ! C’est probablement la preuve que l’on touche à quelque chose… Je ne suis pas rassuré mais ce n’est pas pour autant que j’arrêterai mon combat politique. La plainte a été actée, s’il m’arrive quelque chose, on saura au moins d’où ça vient." En espérant évidemment que l’affaire en reste là.