Mons

C'est ce mardi que la Petite Maison du Peuple proposait pour la première fois ce nouveau service.

En mai dernier, Jean-François Hubert annonçait sa volonté d’ouvrir un vide-dressing réservé aux enfants au sein de son association, la Petite maison du Peuple (PMP) de Colfontaine. C’est désormais chose faite. Après plusieurs mois de collecte de vêtements en bon état ci et là, le projet est devenu réalité.

Ce mardi, durant deux heures, les familles les plus précarisées de la région ont pu venir chercher quelques pièces (vêtements, langes, chaussures,...) pour leurs bambins âgés entre 0 et 10 ans, en échange de quelques centimes seulement. Le vide-dressing sera ouvert à raison de deux fois par semaine, quelques heures. "On demande symboliquement quelques centimes. C’est davantage pour le principe, pour ne pas être dans le totalement gratuit", explique Jean-François Hubert.

Investi dans le milieu social depuis déjà de nombreuses années, le Colfontainois s’est toujours donné pour mission de ne pas tomber dans l’assistanat. "Seules les personnes qui en ont réellement besoin peuvent profiter de ce nouveau service. Nous imposons des contrôles, contrairement à de nombreuses associations, car il n’est pas question que ceux qui n’ont pas besoin de ce genre d’aide en profitent."

Aujourd’hui, on considère qu’un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté en Wallonie. La demande est donc bien réelle. "Nous avions des demandes de personnes qui viennent chercher des colis alimentaires. Il s’agit souvent de familles qui ont trois ou quatre enfants et qui ne parviennent plus à s’en sortir. Les enfants représentent une part importante des personnes que l’on aide."

Et le président de l’association d’ajouter : "Certains enfants me fendent le cœur : ils ont sur le dos des vêtements troués, ils sont sans rien,… Notre association organise de nombreuses activités pour eux, le vide-dressing était une suite logique." Les vêtements sont jusqu’ici récoltés chez les particuliers. Un contrôle strict est opéré afin de ne faire don que de vêtements en parfait état.

Le stock est désormais bien rempli mais Jean-François Hubert entend cependant toujours tenter de nouer des partenariats avec certains professionnels du secteur.