Mons

Le projet s'inscrit dans une démarche de déconstruction-reconstruction

La machine est désormais lancée : dans les années à venir, le site des Vanneaux, situé à Colfontaine, fera peau neuve grâce à un projet pilote de déconstruction-reconstruction. À pareille envergure, il s'agira d'une première en Wallonie. Mais les acteurs impliqués dans ce vaste projet espèrent généraliser le processus, qui se veut écologique et économique.

Concrètement, il s'agit de déconstruire structurellement les infrastructures existantes et de réemployer un pourcentage, le plus élevé possible, d'éléments issus de cette déconstruction pour construire à neuf. En occurrence ici, un nouvel hôtel de ville où tous les services administratifs, ainsi que le CPAS et les bibliothèques communales, seront réunis sur un seul et même site.

Un premier groupe de travail, composé de centres de recherche, de l'UMons (Polytech et Faculté d'Architecture), de la SPAQuE et du cabinet du ministre Di Antonio, s'est d'ores et déjà penché sur le sujet. Et les premiers résultats de l'audit sont concluants : la quasi totalité des matériaux présents sur le site aujourd'hui (briques, béton, pierres bleues, faïencerie, métal, ardoises, terre cuite) auront une nouvelle vie demain.

« Dès le départ, il a été conclu que l'histoire du site et les matériaux qui le composent devaient être un élément majeur de la réflexion. Il n'était pas question de simplement faire table rase du passé », souligne Marie-Sophie Hubert, d'Etau Architects. « Il apparaît ici que chaque matériau trouvera sa place dans le projet de reconstruction, que l'aspect environnemental en sortira renforcé et surtout, que ce modèle est duplicable. »

À bien des égards, le site des Vanneaux se prête parfaitement à ce type d'expérience. L'assainissement de cette friche, visible depuis l'axiale boraine, est d'ailleurs repris dans la programmation Feder 2014-2020. Il ne faudra dès lors pas tarder à concrétiser cet ambitieux projet, au risque de perdre les subsides européens.