Nous vous l'expliquions il y a quelques mois déjà, le visage de Jemappes est amené à changer. Le collège PS-Ecolo a fait de la redynamisation du village montois l'une de ses priorités. Et pour parvenir à ses fins, il entend mettre en œuvre un outil particulier, la ZEC pour Zone d'Enjeu Communal. C'est, explique l'échevin Maxime Pourtois, comme une gomme magique qui va permettre d'effacer les affectations du plan de secteur.

Les ZEC sont très prisées pour donner une seconde vie aux anciens bassins industriels comme Jemappes. Mais, une fois le plan de secteur modifié, que va-t-on faire? Le collège n'entend pas avancer au pif. Une consultation citoyenne a été lancée en septembre. 570 Jemappiens y ont répondu.

"C'est un très beau taux de participation et plusieurs éléments intéressants ressortent de cette enquête", commente Maxime Pourtois. "Tout d'abord, la grande majorité des répondants habitent Jemappes depuis plus de 30 ans. Ils connaissent donc bien leur territoire et ont pu suivre toute son évolution. Jemappes, c'était d'abord une commune très riche qui est ensuite passée par une phase industrielle pour devenir une commune ouvrière avant de connaitre la désindustrialisation. Par ailleurs, un tiers des répondants travaillent dans une autre commune. Le reste travaille ou vit majoritairement à Jemappes. Ils y ont leurs habitudes et ça accentue encore la connaissance du territoire."

Un fort sentiment d'appartenance à l'identité jemappienne ressort également de cette enquête citoyenne. 60% des répondants indiquent en outre faire leurs courses à Jemappes principalement à pied ou à vélo. Au niveau des attentes, les répondants aspirent à la création d'espaces verts et créatifs. "Ça rejoint totalement l'une des grandes priorités de la Politique intégrée de la Ville que nous avons lancée avec le soutien de la Région wallonne. Nous sommes justement occupés à requalifier des chancres, que ce soit l'ancien Aldi, l'ancienne école Notre-Dame ou encore la place de Jéricho", poursuit Maxime Pourtois.

L'autre grande demande des répondants, c'est l'accès à des infrastructures de soins de santé. "Difficile de mieux rejoindre l'actualité", sourit l'échevin. Le réseau Helora a en effet annoncé la construction d'un nouvel hôpital à Jemappes. Enfin, l'enquête révèle des préoccupations relatives à la propreté et aux incivilités. Un autre cheval de bataille de la majorité PS-Ecolo.

Et maintenant? Il va falloir tout mettre en musique. "Dans le prochain Mons Mag, nous allons lancer des invitations à des réunions publiques ouvertes aux citoyens pour qu'ils puissent donner leurs idées. Nous allons aussi créer un groupe de travail avec toutes les forces vives pour voir comment les résultats de l'enquête peuvent être transposés dans des aménagements territoriaux. On pense aux écoles, aux comités de quartier ou encore aux associations locales. Quand toute cette matière sera récoltée, le dossier repartira au bureau d'études qui s'occupe de la ZEC. Il va adapter tout ça sous forme de recommandations et de modifications potentielles du plan de secteur. Ça reviendra alors au collège communal qui fera son analyse. Et ça sera ensuite présenté au conseil communal", conclut l'échevin.