Le nombre de revenus d'intégration sociale ne cesse d'augmenter

Plus que jamais, la paupérisation est un enjeu pour les communes et les acteurs de terrain alors que le nombre de RIS (revenu d’intégration sociale) ne cesse d’augmenter. Dès lors, comment un CPAS peut-il se maintenir à flot ?

PS (Jean-Claude Debiève) : « Le nombre de RIS augmente car une politique d'exclusion du chômage a été initiée par d'autres niveaux de pouvoirs. Au final, ce sont les principaux concernés et les communes qui en subissent les conséquences. C'est inadmissible. La Commune tente de réduire l'impact de ce type de décision en engageant des Article 60. En effet, plus de 70 personnes ont été engagées par la Commune en tant qu'article 60, afin de retrouver une vie active, mais également leurs droits sociaux et ne plus dépendre du RIS. Notre CPAS « se maintient à flot » (sic), grâce à une gestion en bon père de famille du Centre Public, mais également par le soutien de la commune envers son CPAS, par l’intermédiaire des dépenses de transfert. Le déficit est d'ailleurs en nette diminution depuis ces deux dernières années. Il en va de même pour le Home Guérin. »

ECHO (Guy Nita) : « La politique menée par le gouvernement fédéral actuel a des conséquences dramatiques sur la population de notre région. Depuis 2014, le nombre de RIS a progressé de 70%. La commune et le CPAS tentent via l’utilisation des articles 60 et 61 de limiter les effets de ces exclusions. L’ALE procure depuis 2014 environ 30 ETP/an. Elle accompagne les bénéficiaires dans les démarches de réinsertion. Le CPAS ainsi que le plan de cohésion social mettent en place des mesures diverses d’insertion sociale. Ces missions doivent s’accentuer vu l’urgence de la situation. Une politique concertée de développement personnel et de développement économique doit-être mise en place pour faire sortir les bénéficiaires du RIS de ce statut. Nous croyons que Boussu peut capitaliser sur son passé exceptionnel pour envisager un nouveau futur. Nous souhaitons que la commune se dote d’une charte favorable à l’emploi local lors des appels d’offres pour les marchés publics. »

Agora (Cyril Mascolo) : « Tant que nous maintiendrons au pouvoir des partis politiques qui font la chasse aux demandeurs d’emplois, il est évident que nous aurons plus de personnes avec le RIS. »

Rassemblement Citoyen (Simone Frédérick) : « Le bénéfice du droit à l’intégration sociale se traduit par une allocation ou par une mise à l’emploi. De 2012 à 2017, le CPAS a enregistré une majoration du RIS de 14.9 % et recevra, à partir de 2018, une subvention portée à 65 % des dépenses. La réinsertion durable d’une personne en situation de pauvreté demeure incontestablement une intégration réussie sur le marché du travail. Si la mission « Article 60 » (glissement du CPAS vers le système des allocations de chômage) ajoute l’acquisition d’une expérience professionnelle, très souvent, à la fin du contrat, ces personnes sont bien démunies. Il y a lieu d’envisager l’organisation d’événements "table ronde/coup de pouce" avec le Forem, afin de rediriger ces personnels vers un emploi durable. En sus des subsides reçus, il y a lieu d’initier de nouvelles sources de recettes, telles de nouveaux services à la population : garde d’enfants, aide aux personnes âgées, prestations diverses (service coiffure, petites courses, déplacements, etc.) »

JEXISTE (Karl Delsarte) : "Une entité répondant aux critères de sécurité, propreté, de mobilité etc., attire des gens ayant une autre vision et le tout engendre des offres d’emploi et une relance économique. Dès lors, le CPAS doit se donner la tâche de responsabiliser les demandeurs du RIS à la recherche d’emploi, de se prendre en main. Le CPAS doit montrer qu’il n’est pas une source de vie, juste qu’il est là pour vous aider à remonter un mauvais passage. Alors les caisses seront moins sollicitées."

Mouvement Réformateur (Nancy Derumier): "L’appauvrissement, la précarité sociale et financière sont bien entendu l’un de nos chevaux de bataille. Il est essentiel de pouvoir détourner certaines taxes communales ainsi que de limiter certaines dépenses non prioritaires afin de maintenir, si nécessaire, un financement correct de notre CPAS. Bien entendu, d’autres sources de financement dépassent notre cadre communal mais il est certains que le Collège doit être attentif sur ces dossiers nourris de subsides supracommunaux. L’autorité communale peut aussi prévoir certaines actions sociales afin de décharger le CPAS de certaines tâches. Nous pensons mettre en place, surtout en période de grands froids, une action visant à s’assurer que nos citoyens les plus démunis puissent passer un hiver au chaud,…"