Les réponses sont, sans surprise, très différentes d'un parti à l'autre

Quelle est la première mesure que vous prendriez lors de la prochaine mandature communale ?

PS (Jean-Claude Debiève) : « Il n'y a pas une seule mesure ! Nous continuerons à prendre les mesures indispensables pour le bien-être de nos citoyens. De nombreux dossiers sont en cours de finalisation, nous les poursuivrons avec conviction et détermination afin qu'ils aboutissent dans les plus brefs délais. Les dossiers principaux sont : la rénovation des deux centres-villes, la construction de la nouvelle école du Centre à Hornu, l'amélioration de l'offre de logements et des services sur l'entité, la mobilité, la Jeunesse, et bien d'autres encore... »

ECHO (Guy Nita) : « Les conditions climatiques exceptionnelles qui se sont produites au printemps 2018 ont révélé une faiblesse dans la gestion des eaux pluviales en certains points de notre commune. Les modifications des pratiques agricoles, l’agrandissement des parcelles, la disparition du maillage écologique et l’imperméabilisation de nombreuses surfaces influent sur le cours naturel de l’eau en cas de pluies abondantes. La mise en place d’un plan global de prévention contre les inondations et ce en concertation avec les différents intervenants et parties concernées (agriculteurs, citoyens) devient impératif. Avec le soutien de la région wallonne et de l’asbl Giser, nous proposons la réalisation d’un état des lieux de la situation, aboutissant sur des propositions de mesures concrètes pour obtenir des solutions durables. »

Agora (Cyril Mascolo) : « Nous avons deux mesures qui nous tiennent à cœur : la création d’une régie agricole et une grande réforme démocratique. La régie agricole consistera à utiliser les ressources foncières de la commune voire l’achat de terrains pour la mise en place d’espaces cultivables sur les principes de l’agriculture biologique. L’objectif est de fournir les écoles, les crèches et les homes de la commune et ainsi proposer une alimentation saine et peu couteuse. Il est nécessaire aujourd’hui d’aller dans cette voie. La réforme démocratique consiste quant à elle, avec la mise en place d’un comité de 25 citoyens tirés au sort tous les 6 mois pour donner des avis et évaluer les élus. Création d’une compétence échevinale supplémentaire (échevin de la démocratie participative). Cet échevin appliquera plusieurs mesures pour la participation citoyenne (diffusion vidéo des conseils communaux, partages des dossiers communaux aux citoyens, conseil des citoyens, préparation du referendum au bout de trois ans, …). »

Rassemblement Citoyen (Simone Frédérick) : « La communication est l’un des fondements essentiels de la démocratie. Vu l’importance de motiver et de concerner le citoyen à la vie communale, je privilégierai la mise en place d'une politique de communication et d'information. L’accès à l’information est un préalable indispensable à toute participation. Une commune moderne est connectée et proche de ses habitants en utilisant les nouvelles technologies et tous les moyens d'information disponibles : médias écrits et audiovisuels, réseaux sociaux, Internet, etc. Pour davantage de transparence, l'élaboration d'un organigramme décrivant toutes les compétences et l'organisation du fonctionnement de la commune sera prioritaire. Les citoyens doivent connaître les décisions qui impactent leur vie ! Aussi, la retransmission des débats du conseil communal est impérieuse. Il s’agit d’un droit démocratique et aucun obstacle légal ne s’y oppose. Ensuite, l’étude approfondie du rendement des taxes communales entraînera assurément leur révision générale. »

JEXISTE (Karl Delsarte) : « Tous les mandataires parlent de travaux (de toutes sortes). En ce qui me concerne, il est vrai qu’une ville en transfuge demande des travaux: mobilité, sécurité, logement, emploi, habitat, attractivité de nos sites touristiques... Et donc nous devons y travailler de toute part. »

Mouvement Réformateur (Nancy Derumier) : "La mise en place d’un pouvoir communal, plus démocratique encore, passe par la concertation pluripartite, c’est à dire qu’il serait plus judicieux de distribuer les postes d’échevins à l’ensemble des grands partis traditionnels et amener ainsi un véritable équilibre dans la prise de décision politique. Il est peu recommandable d’admettre la légitimité d’un pouvoir « absolu » et l’absence d’un réel contrepouvoir, et cela quelque soit le résultat des urnes.