Le PS a rencontré Be Frameries lundi soir, il rencontre le PTB et le MR ces mardi et mercredi

À Frameries, le PS a perdu des plumes. C’est le moins que l’on puisse écrire puisqu’avec « seulement » 41,41% des suffrages (-7,62% par rapport à 2012), les socialistes abandonnent trois sièges pour en préserver 13. Dans le même temps, ils ne conservent pas leur majorité absolue et sont donc contraints de se chercher un partenaire de majorité.

Sous cette mandature, c’est au MR de Florence Van Hout que les socialistes avaient volontairement ouvert leurs portes. Ce choix sera-t-il reconduit ? Impossible à dire à l’heure actuelle puisque les discussions ne seront amorcées que ce mardi. Le MR enregistre une baisse d’1,55% en comparaison avec 2012, conserve ses deux sièges et se positionne comme la quatrième force politique de la commune boraine, derrière Be Frameries et le PTB.

Deux partis avec lesquels les discussions sont également en cours. « Catherine Fonck, Ghislain Stiévenart, Philippe Debaisieux et moi-même avons rencontré les quatre principales forces du PS ce lundi soir. Nous avons évoqué les dossiers de fonds, ceux qui nous tiennent à cœur et pour lesquels nous avons obtenu la confiance des électeurs. Il est notamment question de participation citoyenne, de mobilité, de parking avec les zones bleues et de projets sérieux, comme celui de la construction d’une nouvelle piscine », explique Manu Disabato, chef de file Be Frameries.

Selon ce dernier, le PS a pris acte. « Nous ne sommes pas encore dans un processus de négociation. Si cela devait être le cas, les 27 candidats de notre liste auront leur mot à dire, aucune décision ne sera prise sans validation de leur part. À ce stade, rien n’est joué pour nous. Les mandats en tant que tels ne nous intéressent pas : c’est que l’on peut en faire qui prime. » Toujours selon Manu Disabato, si Be Frameries et le PS devaient entrer en négociation, une réponse définitive ne serait pas attendue avant la fin de la semaine.

Reste encore le PTB d’Anita Mahy, qui, avec ses trois sièges (11,14% des suffrages), pourrait aussi avoir des arguments. Mais là encore, il est trop tôt pour envisager une éventuelle coalition de gauche. Le PS confirme de son côté qu'il ne faudra pas s'attendre à une décision avant le début de la semaine prochaine.