Dans le cadre de la série "Un jour, une commune", les différentes listes se penchent sur la problématique de la mobilité

Problématique qui n'échappe pas à la commune frontalière, qui connait une circulation relativement importante, notamment au sein de son centre-ville, traversé par la RN51. Diverses mesures ont été prises au cours de cette mandature, mais qu'envisagent réellement les différentes listes pour enrayer ce fléau commun à la quasi totalité des centres-villes? Force est de constater qu'à Quiévrain, les propositions pour améliorer la mobilité ne trouve pas l'unanimité...

La grand rue de Quiévrain reste presque impraticable aux heures de pointe. Comment améliorer la mobilité ?

- PS : (Jean-Pierre Landrain) : "Il est urgent de renforcer la signalétique indiquant les lieux de parking et le nombre de places disponibles mais d'autre part, en parallèle, le stationnement sauvage et anarchique doit être combattu avec fermeté. Par ailleurs, lors de la mandature précédente, avec l'aide de la Région wallonne, nous avions enclenché une dynamique visant à améliorer la qualité de bon nombre de trottoirs. Ces améliorations permettent des déplacements piétons plus aisés et plus sécurisés en particulier pour les personnes à mobilité réduite. Ces actions doivent être poursuivies. Nous devons développer sur les trois villages un réseau cyclable sécurisé de qualité, propice à la promenade mais aussi favorable aux déplacements « domicile – travail / école ». Spécifiquement dans la Grand'rue, une zone bleue a été créée ainsi qu'une zone de déchargement avec des horaires d’utilisation. Mais depuis 6 ans, personne ne fait respecter ces zones qui permettent pourtant d'avoir une plus grande rotation dans le stationnement avec des retombées positives pour le commerce. L'installation de zone de « Dépose-minute » aux abords des écoles améliorerait aussi efficacement la mobilité. Mais tous ces règlements et aménagements ne peuvent être efficaces que si on allie information, prévention, concertation et s'il le faut vraiment, répression. Le développement et la qualité de voies sécurisées permettant de renforcer le mode de déplacement doux doit être une priorité en matière de mobilité durable."

- UPQ (Vincent Coulon) : "La Grand rue est trop souvent impraticable alors que le commerce y est moribond, sauf l'attrait de la grande surface. Les raisons : Une voie de transit vers Honnelles, la France ou Mons et un important réseau scolaire la longe. La solution : reprendre les projets de contournement. Cela permettra de favoriser le redéploiement d un commerce du centre ville attractif et diversifié mais aussi le développement du zoning par un accès facile venant notamment de France."

- Ecolo (Jean-Pierre Urbain) : "De nombreuses écoles se situent au cœur de Quiévrain. Nous proposons de créer une plate- forme d’échange afin d’aménager les horaires de début et fin de cours. La CCATM doit pleinement jouer son rôle à ce niveau. Nous suggérons d’organiser des « pedibus », de mettre en valeur les enfants qui font l’effort de se rendre à l’école en utilisant les modes de transports doux (offre de vareuses aux enfants pour les valoriser, opération "je suis grand je m’y rends à pieds, à vélo",…). Nous proposons d’encadrer par le règlement communal les heures et jours de livraison (donc en tenant compte des écoles (voir supra). Nous soutiendrons le projet d’aménagement de la rue de Valenciennes dans le cadre du projet de rénovation urbaine mais demandera une expertise en ce qui concerne la mobilité pour tous les usagers. Enfin, nous ferons respecter plus strictement l’interdiction faite aux poids lourds de transiter par Quiévrain."

- Changer Quiévrain (Véronique Damée) : "Après des années d’attente, la traversée de Quiévrain est interdite aux plus de 7,5 tonnes depuis 2015, ce qui a désengorgé considérablement la RN51. On trouve sur cet axe une série d’établissements scolaires, ce qui met quasi tout le centre-ville en zone 30 où, depuis 2013, plus de 100 nouvelles places de parking ont été créées. Quant aux files qui parfois congestionnent la circulation, elles sont généralement dues aux contrôles de Police belges, français, voire les deux en collaboration, effectués à la frontière. Parfois ralentie oui, mais impraticable… La mobilité est aussi une affaire de comportement : faire quelques pas peut résoudre certains problèmes à certains endroits, mais il est vrai que nous avons tous tendance à abuser de la voiture."