Alors que les chiffres de nouveaux cas de covid-19 communiqués quotidiennement par les autorités suscitent l’inquiétude, les hôpitaux continuent de faire face tant bien que mal. À Bruxelles et à Liège, la situation est bien pire dans chez nous. Pour preuve, le CHU Liège a décidé d’entamer « la déprogrammation progressive de l’activité non-nécessaire et non-urgente. » Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui vécu en mars et avril derniers.

Dans la région de Mons-Borinage, la situation est cependant différente. Du moins, pour le moment. "Nous restons extrêmement vigilants mais à ce stade, la situation est sous contrôle", précise-t-on du côté d’Ambroise Paré. "Nous ne parlons pas encore de reporter des interventions ou des consultations. Mais nous restons attentifs à la situation de nos confrères, à Liège et Bruxelles notamment, et sommes prêts."

Entendez : si la situation sanitaire devait encore se détériorer, de nouvelles mesures entreraient en vigueur. "Nous tentons d’anticiper aussi bien que possible. Nous avons un plan d’actions prêt à être activé si nous constatons une recrudescence importante du nombre de cas positifs." Au sein de l’hôpital montois, entre six et sept patients sont toujours hospitalisés en unité covid. "Cette unité devait être maintenue quoi qu’il arrive, c’était une imposition du Fédéral."

Le discours est sensiblement le même du côté du groupe hospitalier EpiCURA. "La situation est sous contrôle, elle est même stable. Nous avons progressivement repris une activité « normale » en juin dernier pour monter en puissance. Aujourd’hui, nous assurons notre programme opératoire tel qu’il est prévu, sans restriction mais avec énormément de précautions supplémentaires. Nous fonctionnons donc presque normalement."

Ce qui ne permet pas pour autant au groupe de relâcher l’attention. "Nous savons qu’un jour n’est pas l’autre et que la situation peut très vite évoluer favorablement ou défavorablement. D’où l’importante pour les patients et les visiteurs de respecter toutes les règles qui sont mises en place !" Le port du masque est obligatoire, les visites sont limitées à quatre personnes par semaine (une par jour) et à une heure maximum. Les gestes barrières doivent évidemment être respectés.

À ce jour, une unité covid est toujours ouverte du côté de Baudour. Elle accueille environ sept patients.