Mons

Les délais devraient être raccourcis de trois mois.

Bonne nouvelle pour les nombreux automobilistes qui empruntent quotidiennement la E42-E19/A7, en chantier depuis février dernier. Des mesures visant à accélérer l’exécution des travaux ont en effet été approuvées vendredi dernier par le conseil d’administration de la SOFICO.

Le travail de nuit et de week-end avait déjà permis de raccourcir les délais initialement annoncés. « Il sera intensifié et permettra de gagner trois mois », annonce le ministre des travaux publics, Carlo Di Antonio (cdH). « Cela devrait nous permettre de libérer le tronçon autoroutier compris entre Obourg et l’échangeur de Nimy, jusqu’à la sortie Maisières comprise, avant la rentrée scolaire de septembre. Il s’agit d’un tronçon critique en termes de mobilité. »

Mais ce n’est pas tout puisque le second tronçon autoroutier, compris entre l’échangeur de Nimy et Jemappes, devrait lui aussi connaitre un beau coup d’accélérateur. « Il sera libéré pour la mi-novembre au lieu de mars 2020. » Pas de changement annoncé par contre sur le reste du chantier : comme prévu, les travaux se poursuivront sur les ouvrages d’art, de manière plus localisée, jusque dans le courant du premier semestre 2020.

Quoi qu’il en soit, ces nouveaux délais devraient ravir plus d’un usager alors que chaque jour, la circulation est drastiquement ralentie, voire totalement à l’arrêt si le moindre couac survient (accident, panne,…). Mais ce vaste chantier reste bien nécessaire : depuis sa création dans les années 70, cette portion d’autoroute n’avait pas encore fait l’objet de réhabilitation en profondeur. C’est d’ailleurs le dernier tronçon de l’E19/A7 à faire l’objet de pareils travaux.

Pour rappel, il est prévu de réhabiliter toute la largeur de l’autoroute en profondeur, avec un remplacement des fondations et parfois de la sous-fondation jusqu’à 80 centimètres, de réfectionner les bretelles présentes sur le tronçon, les neufs ponts inférieurs sur lesquels reposent l’autoroute et un pont supérieur surplombant l’autoroute, de renouveler le système d’égouttage, les panneaux anti-bruit et de réhabiliter l’aire autoroutière du Bois du Gard.

Début mai, la SOFICO annonçait par contre dans nos colonnes que la bretelle d’accès du R5 à hauteur de Jemappes, dans le sens Mons-Valenciennes, resterait probablement fermée tout au long du chantier. Cette décision avait été prise par mesure de sécurité, suite au constat de dégradations plus importantes que prévues au niveau des pilastres du pont qui surplombe l’autoroute.