On le sait, à Mons, le quartier de la gare est depuis longtemps un point noir au cœur de la ville. Poche de misère, logements insalubres, problèmes de criminalité… Si bien que le nouveau bourgmestre Nicolas Martin a fait de sa revitalisation une priorité. À peine l’écharpe mayorale enfilée, il mettait sur pied les brigades PUMA, des agents de police particulièrement mobiles et spécialement dédiés à lutter contre la criminalité dans le quartier et ses environs.

Une nouvelle étape importante vient d’être franchie. Le ministre des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne, a en effet reconnu officiellement le périmètre de rénovation urbaine de la gare. Concrètement, cela veut dire que la Région wallonne reconnaît que ce quartier a besoin d’investissements pour voir son blason redoré. La Ville de Mons va donc pouvoir introduire toute une série de projets liés à la rénovation du quartier de la gare et décrocher des subsides.

"Ce dossier était déposé depuis un certain temps et il faisait partie des demandes prioritaires que j’avais pu adresser au ministre Dermagne lorsqu’il était venu à Mons en juillet. Nous nous étions d’ailleurs rendus dans le quartier de la gare pour qu’il mesure toute l’importance du dossier", explique Nicolas Martin. "Le périmètre de rénovation urbaine est maintenant reconnu. Il va dans la largeur de la rue Masquelier à la place de Vannes et dans la longueur, de la place Léopold au piétonnier."

La rénovation du quartier va donc pouvoir passer à la vitesse supérieure à présent. "En amont, nous avons déjà travaillé avec les habitants du quartier et tous ceux qui gravitent autour pour voir quels étaient leurs souhaits", poursuit le bourgmestre. "Certains projets menés uniquement par la Ville sont déjà lancés comme les fresques urbaines ou la maternité commerciale. D’autres arrivent comme "Colore ma ville" qui va permettre de mettre des façades en couleurs en septembre. Nous allons aussi pouvoir introduire désormais des dossiers à la Région wallonne pour toute une série d’investissements comme la rénovation et l’aménagement des abords du site du Val des écoliers, le réaménagement de la rue Masquelier ou encore la création d’une nouvelle maison de quartier. Nous pourrons aussi transformer des chancres ou revitaliser des cellules vides."

Reste maintenant à introduire ces "fiches-projets" auprès de la Région wallonne. Certaines sont déjà prêtes. La suite empruntera la voie classique de l’administration avec demandes de subsides et lancement de marchés publics. Mais la Ville de Mons a déjà la garantie d’avoir l’attention bienveillante de la tutelle. "C’est bien que ça se fasse maintenant. Au niveau du timing, cela va nous permettre d’investir avant l’ouverture de la gare qui, rappelons-le, ne dépend pas de nous. Mais ça aura aussi un impact important sur le quartier", conclut Nicolas Martin.