Se dirige-t-on vers une seconde vague de contagion ? Les derniers chiffres communiqués par le centre de crise et le SPF Santé Publique ne -sont en tout cas pas très rassurants. Tant le nombre de contaminations que d’hospitalisations augmente depuis plusieurs jours maintenant. Dans les hôpitaux, on redoute ce rebond mais on se dit prêt à faire face.

Du côté du groupe EpiCURA, la situation reste sous contrôle. "Nous n’avons pas enregistré de nouvelles hospitalisations mais nous surveillons avec beaucoup d’attention l’évolution de la situation", explique Manon Le Boulangé, chargée de communication. « Nous restons ultravigilants et nous nous tenons prêts, même si nous espérons de tout cœur qu’il n’y aura pas de reprise avec la violence que l’on a connu ces derniers mois."

Dans les hôpitaux en effet, la situation s’est parfois avérée dramatique et le personnel soignant mis à bout de souffle. "Les craintes sont bien là, personne n’a envie de retomber dans la situation éprouvante que l’on a connue dernièrement. Nous ne pouvons cependant rien faire sans l’aide de la population : nous invitons tout un chacun à respecter les mesures d’hygiène et de distanciation, à porter le masque et à faire très attention."

Si malheureusement, les chiffres devaient continuer de repartir à la hausse, le personnel serait une nouvelle fois massivement mobilisé. Heureusement, la situation serait différente. "Lors de la première vague, nous avons dû réagir dans l’urgence et mettre en place des solutions inédites. Nous pouvons désormais compter sur cette expérience et être un rien plus sereins, d’autant plus que les stocks de matériel ont été vérifiés."

Même discours du côté d’Ambroise Paré. "Nous avons l’équivalent de trois mois de matériel. Nous ne voulons pas connaitre les mêmes difficultés d’approvisionnement qu’en mars dernier", explique France Brohée, chargée de la communication. "À ce stade, nous n’avons pas de patient hospitalisé pour cause de covid. Mais nous sommes attentifs et prêts en cas de rebond. Une unité dédiée est ouverte et disponible en cas de besoin."

Si là aussi, on rappelle la nécessité de respecter les gestes barrières, on insiste aussi sur un point : "Ce que nous ne voulons surtout pas, même en cas de deuxième vague, c’est que les gens arrêtent de venir à l’hôpital. Nous l’avons malheureusement constaté lors de la reprise plus générale de nos activités, certains patients ont retardé leur prise en charge. Ce qui a parfois eu des conséquences dramatiques." Et ce alors que toutes les mesures sont prises pour garantir une prise en charge sécurisée.