Il y a deux mois, la police de Mons-Quévy mettait sur pied des patrouilles covid. Des agents en civil avaient pour mission de veiller au respect de mesures sanitaires.

"À ce moment-là, il était surtout question du port du masque", explique le commissaire Bruno Lheureux, directeur des opérations de la zone de police Mons-Quévy. "Dans l'ensemble, la consigne est bien respectée. Le port du masque est rentré dans les habitudes."

Mais la pandémie évolue et avec elle, les mesures sanitaires. Si bien que les missions des policiers sur le terrain changent constamment. "Dernièrement, notre attention a surtout été portée sur l'horeca avec de nouvelles consignes sur la fermeture des cafés", poursuit le commissaire Bruno Lheureux. "Il fallait notamment veiller à ce que les cafés ne se transforment pas subitement en restaurant. Et que les restaurants ne deviennent pas des cafés après une certaine heure. Pour le premier problème, nous pouvons vérifier sur le plan administratif, auprès de l'Afsca et dans l'objet social de l'entreprise. Certains cafés avaient bien une option horeca et étaient donc autorisés à servir à manger et à fermer plus tard. Il y a eu peu de cas litigieux à Mons. Quant aux restaurants qui pouvaient se transformer en café après une certaine heure, nous sommes parfois alertés par des clients dépassés par la situation. Nous avons dû intervenir pour quelques établissements où les règles sanitaires n'étaient pas respectées. On dansait sans faire attention plutôt que de rester à table pour manger son plat."

Si les citoyens y perdent parfois leur latin, pour les policiers sur le terrain, il n'est pas non plus évident de jongler avec les consignes. "Les missions et l'attention varient en fonction d'une lasagne de dispositions. Ce sont des mesures tout à fait normales évidemment, nous sommes là pour les faire appliquer. Mais ça change souvent dans le temps et en fonction des niveaux de pouvoir, ce qui ne facilite pas le travail des policiers sur le terrain."