Les premières et deuxièmes années ne reprendront pas le chemin des cours ce lundi mais ne seront pas abandonnés pour autant.

Il y a quelques jours, le député provincial en charge de l’enseignement, Pascal Lafosse (PS), annonçait que les élèves de première et de deuxième années ne reprendraient pas le chemin de l’école, comme prévu ce lundi 25 mai. Il faudra donc attendre septembre pour que ceux-ci retrouvent leurs classes et leurs enseignants. Ce n’est cependant pas pour autant que les principaux intéressés connaitront un arrêt dans leurs apprentissages.

En effet, le collège provincial a décidé de mettre sur pieds des programmes spécifiques à l’attention des élèves en difficulté. "Soucieux de préserver l’équilibre des enfants mais aussi l’égalité des chances, le collège provincial a décidé à la fois de permettre aux enseignants et aux élèves de disposer du matériel suffisant pour la poursuite de ces cours mais également d’avoir une approche et un accompagnement spécifiques à l’égard des élèves en difficulté, identifiés par les conseils de classe", confirme-t-on du côté de la province de Hainaut.

"Le Collège provincial estime que cette démarche sera plus profitable aux élèves dont le parcours scolaire est compliqué et qui risqueraient de se trouver désemparés face aux contraintes liées à l’occupation des lieux dans les écoles." Les 900 élèves du premier degré de l’enseignement secondaire ne reprendront donc pas les cours ce lundi mais les équipes pédagogiques ont préparé un programme qui leur permettra de poursuivre leur année scolaire en toute sécurité et de manière sereine.

La crise sans précédent que l’on vit actuellement pousse en effet les autorités à faire preuve d’imagination tout en redoublant de prudence. C’est parce que ces dernières conditions étaient difficilement observables que la décision de ne pas organisé de reprise ce lundi était prise. "Le collège a considéré que la situation sanitaire, le faible taux de participation des élèves concernés mais également et surtout les problèmes d’infrastructure que risquent de rencontrer certaines écoles dans l’organisation de cette deuxième reprise."

Ces difficultés, couplées à un bénéfice pédagogique incertain, avait contraint les autorités à envisager d’autres solutions, notamment le maintien des cours à distances et une attention particulière portée aux enfants en difficulté.