Alors qu'elles n'étaient pas vraiment les bienvenues sur le territoire montois sous les mandatures d'Elio Di Rupo, l'ancien bourgmestre, les caméras de surveillance se multiplient depuis deux ans dans la Cité du Doudou. Si bien que la Ville de Mons annonce ce vendredi l'installation de 9 nouveaux dispositifs, lesquels seront toujours gérés par la police de Mons-Quévy.

Ces nouvelles caméras ont été installées dans les villages de Jemappes, Cuesmes et Havré, dans le centre de Mons (3), ainsi que 2 à Quévy. Désormais, les caméras de surveillance sont au nombre de 28 à quadriller l'entité montoise, en centre-ville et dans les villages, permettant aux forces de l'ordre de renforcer ses missions de sécurité publique.

Infractions contre les personnes et les biens, incivilités, non-respect du règlement communal de police, sécurité publique… les caméras urbaines constituent un allié précieux permettant aux policiers de mieux appréhender les auteurs. L’exploitation des images se fait de deux façons. Tout d'abord en direct par le biais d'opérateurs dédiés à la surveillance des caméras urbaines au sein du dispatching. Leur rôle est multiple: surveillance générale, orientation et assistance aux équipes (par exemple lorsqu'un suspect/un véhicule est repéré), détection d'infractions au RGP (avec verbalisation le cas échéant).

Ensuite, en différé par les enquêteurs lorsque des faits sont signalés dans certains secteurs. Des recherches peuvent ainsi être faites sur bases des images enregistrées pour notamment récolter des indices, permettre l'identification de suspects, de déterminer des modus operandi, d'identifier des plaques d'immatriculation et de signaler des véhicules suspects,...

"Nous avons souhaité renforcer la sécurité dans les villages autour de Mons, notamment sur la Place de Cuesmes et dans le centre de Jemappes. La place de Bootle et la rue d’Havré sont aussi reprises dans la zone couverte par les nouvelles caméras urbaines", confie Nicolas Martin. "Avec ces 9 caméras supplémentaires, nous devrions avoir une couverture plus satisfaisante du territoire. Les caméras urbaines ont fait leurs preuves, elles sont un outil précieux pour les agents dans l’exercice de leur fonction. Bien entendu l'installation de ces caméras urbaines n'enlève en rien ma priorité qui est de renforcer les équipes policières sur le terrain. La présence policière dans les rues est en effet indispensable afin d'assurer une meilleure visibilité et une plus grande proximité avec le citoyen."

Il faut écrire que Nicolas Martin avait fait du renfort de la sécurité l'un des points forts de son programme. De nouveaux renforts dans les troupes de la zone de police, la création des brigades Pumas, notamment en charge du redressement de l'ordre dans le quartier de la gare, et désormais la finalisation du plan de caméras urbaines, les moyens déployés furent nombreux pour ramener un sentiment de sécurité dans certains quartiers jugés oubliés.