Mons L’enquête publique débute ce 2 octobre et se terminera le 17 octobre.

L'aire autoroutière de Bois du Gard, à Maisières dans le sens Mons vers Bruxelles, devrait bientôt changer de visage. Dans quelques mois, une éolienne risque bien d'y être installée, à côté du parking et de ses aménagements. Une demande de permis de unique vient en tout cas d'être déposée par l'entreprise CLEF (Coopérative pour les Energies du Futur). "Le projet du Bois du Gard vise l’implantation d’une seule éolienne d’une puissance maximale de 2,7MW. La puissance doit être strictement inférieure à 3MW, afin de bénéficier d'une procédure simplifiée pour le permis unique de l’éolienne", explique l'entreprise basée à Pipaix.

Cette société de Wallonie picarde a profité d'un appel d'offres lancé par la Sofico, qui gère le réseau routier structurant en Région Wallonne, dans le but de valoriser énergétiquement les aires d’autoroute. Le marché a été remporté par un consortium de coopératives énergétiques citoyennes, dont fait partie l'entreprise CLEF qui a été désignée comme développeur et porte-parole pour le consortium, auprès de la population et de possibles partenaires locaux.

Du point de vue urbanistique, une étude de risque a déjà été réalisée. Celle-ci met en évidence un risque concernant quelques places de parking pour des camions qui seront donc interdites d’accès. "Nous avons pris la décision de proposer de nouvelles places de parking en compensation. Cette initiative a été reçue très positivement par la DG01", assure l'entreprise.

Le projet aura aussi plusieurs impacts du point de vue environnemental. D'abord sur le milieu biologique également avec des impacts possibles sur les oiseaux d’eau et les chauves-souris. "Des mesures d’atténuation seront mises en place pour brider l’éolienne de début septembre à fin février. Il n’y aura pas d’impact sur les oiseaux nicheurs, hivernants ou en migration."

Pour atténuer l'impact visuel, l’éolienne sera masquée aux environs proches ou associée aux autres éléments verticaux du paysage. Il est aussi possible que trois habitations isolées soient impactées par l’effet stroboscopique. "Un shadow module sera mis en place au cas où les ombres porteraient effectivement sur les habitations. En situation normale, il n’y aura aucun impact de l’éolienne sur les humains. Y compris concernant le bruit de l’éolienne, qui sera noyé par le bruit environnant."

L’enquête publique débutera ce mercredi 2 octobre et se terminera le 17 octobre.