Mons

Durant la campagne, c'est François Colette qui reprend la gestion de Mons en Mieux.

En cette veille de campagne pour les élections du 26 mai, Georges-Louis Bouchez et son groupe Mons en Mieux (MeM) ont souhaité clarifier plusieurs éléments. Il s'avère en effet que certains bruits de couloir tournent autour du groupe depuis quelques jours. Notamment sur l'identité du mouvement mais aussi sur le départ de David Bouillon vers la liste Destexhe. Voilà pourquoi tous les conseillers communaux de MeM se sont joints à lui ce vendredi pour faire passer des messages. L'objectif étant de prôner "unité et son projet commun dans le cadre de Mons en Mieux".

Une première décision a été prise : pendant toute la campagne électorale, c'est François Colette qui deviendra responsable ad interim du groupe. "C'est plus sain et plus éthique pour chacun qu'il y ait un arbitre, un gestionnaire de groupe", estime Georges-Louis Bouchez qui cède donc provisoirement sa place durant deux mois. "Nous souhaitions aménager la groupe afin de ne pas créer de confusion entre les actions de MeM et les campagnes régionales et fédérales.Nous sommes un mouvement pluraliste avec des gens de différentes tendances politiques. Cette réalité s'affiche maintenant (NdlR : G-L Bouchez, Florent Dufrane et Richard Miller candidats pour le MR, Opaline Meunier sur la liste cdH)."

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L'autre sujet sensible qui touche actuellement le groupe de Georges-Louis Bouchez, c'est évidemment le départ de son conseiller communal David Bouillon qui a décidé de s'engager en faveur de la liste Destexhe. Cette décision aura un impact direct sur la composition de certaines commissions. "Selon nos calculs, nous perdrons dans le pire des cas deux sièges sur 82 que comptent l'ensemble des commissions. Mais nous avons toujours plusieurs membres dans chaque commission donc ça ne changera pas grand chose. Pour le remplacer en ce qui concerne les matières sociales, nous avons choisi un binôme : Guillaume Soupart et François Colette."

Le chef de file de Mons en Mieux en a profité pour régler ses comptes avec son ex-colistier. "Je n'accepte pas ce genre de comportement où on s'en va comme un voleur, sans avoir la moindre discussion et surtout avec son siège", commente Bouchez. "Car ce siège n'appartient pas à l'élu mais bien au groupe. Notre score est le travail de tout le monde. Nous avons fait un total de plus de 11 000 voix et nous avions onze sièges, soit une moyenne de 1 000 voix par siège. Dans son cas, son score (627) et sa place au conseil communal sont donc le résultat du travail d'un groupe. C'est d'ailleurs pareil pour moi. Considérer que l'on est propriétaire de son siège, ce n'est vraiment pas élégant."