Un hic dans la procédure de recrutement des agents chargés de la surveillance

LA LOUVIÈRE L’installation des caméras dans le centre-ville de La Louvière pose souci. Notamment eu égard au recrutement des personnes qui doivent théoriquement assurer la surveillance derrière la caméra.

Des irrégularités ont été commises dans la procédure. L’opposition dénonce une discrimination dans la sélection.

Tout commence fin juillet, lorsque le collège communal désigne 6 candidats à la fonction d’employés à la surveillance.

Un mois plus tard, la tutelle, note des irrégularités tant dans le recrutement que dans la réserve. Des candidats auraient réussi notamment avec moins de 50 % des points. Et aucun gardien de la paix n’aurait réussi.

Le chef de corps, Luc Demol, convié au conseil communal, lundi, s’est expliqué. Il a indiqué qu’il avait fallu élargir les résultats faute de participants. 82 candidats s’étaient présentés. 28 ont obtenu un résultat supérieur ou égal à 60 %, dont un gardien de la paix. Et 14 un résultat supérieur à 50 % dont un gardien. Pour l’interview, 26 ont été sélectionnés : 19 sur les plus de 60 %, 7 sur les plus de 50 %.

Une nouvelle procédure a été relancée par le conseil communal, en septembre. Entre-temps, le statut des gardiens de la paix a ensuite été modifié – de CDD à CDI. La tutelle l’a refusée également. Une troisième procédure vient d’être relancée. Elle ne concerne que les gardiens.

Pour l’opposition démocratique, cette modification n’a pour objet que de favoriser le recrutement de ces personnes, sans tenir compte des résultats des candidats qui eux, auraient réussi. “Vous modifiez les règles à l’insu du conseil communal”, s’est insurgée Muriel Hanot, Ecolo.

Une accusation que le bourgmestre qualifie de procès d’intention. Le secrétaire communal et le collège ont transmis une lettre au gouverneur sur base des éléments transmis par la tutelle, pour déterminer quelle sera la marche à suivre dorénavant. “Il y a eu des erreurs, il faut en tirer les leçons.” Le hic, c’est qu’aujourd’hui, les caméras installées ne disposent toujours pas d’agents pour les surveiller.



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