Le Festival de Mons, c'est l'occasion de découvrir de nombreux films avant leur sortie en salle. Mais c'est aussi la possibilité de voir ou revoir de grands classiques du cinéma dans leur version restaurée.

Chaque année en effet, on retrouve dans la programmation du FIFM quelques chefs-d'œuvre qui ont marqué l'histoire. Cette 36e édition ne déroge pas à la règle avec trois pièces maitresses qui viennent de s'offrir un joli coup de jeune.

"Nous avons Toto le Héros, premier film de Jaco Van Dormael pour lequel il a obtenu la Caméra d'Or à Cannes en 1991. Il a été restauré par la Cinémathèque royale de Belgique pour les 30 ans de la sortie du film", indique Maxime Dieu, délégué général du Festival de Mons. "Nous avons aussi In the Mood for Love de Wong Kar-Wai. Sa projection en copie restaurée au festival est une première belge. Et il est intéressant de voir que des distributeurs proposent de plus en plus ce genre de copies. Nous avons enfin Carrie de Brian De Palma. Une adaptation du roman de Stephen King. C'est une occasion unique de voir au cinéma ce film sorti en 1976 et qui a livré une véritable leçon de mise en scène aux films du même genre sortis par la suite."

Le Festival de Mons ne compte pas perdre cette bonne habitude qui relève pratiquement de la mission sacrée. "C'est le rôle d'un festival comme le nôtre de montrer des copies restaurées. On a souvent affaire à un travail magnifique. Martin Scorsese par exemple s'est personnellement impliquée dans la restauration de films qui l'ont marqué", poursuit Maxime Dieu. "Pour les spectateurs, c'est l'occasion de vivre une nouvelle expérience, car il y a véritablement un nouveau rapport au film qui se crée avec les copies restaurées. Mais il y a aussi une raison qui relève de l'ordre du patrimoine cinématographique. Avec la disparition des vidéos clubs et des supports physiques notamment, il y a des tas de films qui ont tendance à disparaître aussi. La restauration permet donc de sauver la mémoire du cinéma. Les nouvelles plateformes ont certainement un rôle à jouer à ce niveau-là. Mais la démarche peut aussi bien venir des ayants droit, des studios, des distributeurs ou encore de cinémathèques. Il n'y a pas vraiment de règles."

Les chemins qui mènent à la restauration sont donc nombreux. L'important en bout de course est de pouvoir offrir une seconde vie à ces pépites qui raviront les amoureux du septième art.