Cette recherche avait été lancée par une étudiante de l'UMons, originaire de La Hestre et aujourd'hui chercheuse à Harvard.

Comment nous cicatrisons ou comment les tumeurs peuvent se disséminer ? Tout cela a un rapport avec les cellules épithéliales. Elles composent l'épithélium, soit le tissu de revêtement qui tapisse nos organes creux et nos glandes mais qui forme aussi la couche externe de notre peau. Sujet d'étude fascinant dont la compréhension toujours plus poussée peut conduire à de grands progrès, ces cellules épithéliales interagissent entre elles, des cellules voisines pouvant amener la diminution de la vitesse de migration de cellules suiveuses.

Contrairement à l’image des coureurs dans un marathon, les cellules des tissus du corps humain se déplacent en effet de façon collective en établissant des interactions adhésives entre elles.Or, jusqu'à présent, ce phénomène était principalement étudié à travers les contacts entre cellules. Mais des chercheurs de l'UMons viennent de publier une recherche dans la prestigieuse revue Nature Physics. Ils abordent les choses sous un angle différent en expliquant la façon dont le confinement spatial exercé par les cellules voisines amène à la diminution de la vitesse de migration des cellules suiveuses.

"Dans de nombreuses situations physiologiques, des cellules épithéliales initialement immobiles au sein d’un tissu cohésif peuvent être amenées à migrer de façon collective en réponse à une stimulation, sans que les mécanismes ne soient encore clairement identifiés", indique l'UMons. "Pour identifier ce mécanisme, les chercheurs montois ont développé des pistes de migration cellulaires modèles en faisant appel à la microfabrication."

L’étude a été menée par les chercheurs de la Faculté des Sciences de l’UMons placés sous la direction de Sylvain Gabriele. La recherche avait par ailleurs été lancée par une étudiante originaire de La Hestre, Danahe Mohammed, lors de sa thèse de doctorat. Elle est aujourd'hui chercheuse postdoctorale à l'Université d'Harvard.

Leur travail devrait conduire à de nouvelles avancées. "L’identification du rôle du confinement spatial sur le mouvement collectif de cellules épithéliales marque un nouveau pas dans la compréhension des modes de migration cellulaire impliqués dans les phénomènes de cicatrisation ou du développement de carcinomes", conclut l'UMons.