Le Festival de Mons, ça commence vendredi. Au menu, une compétition internationale de longs-métrages. Mais pas seulement. Le FIFM met aussi le plat pays à l'honneur avec une compétition de courts belges.

Onze films sont en lice. On retrouve notamment un certain Freddy Tougaux au casting de l'un d'entre eux. Et le Louviérois sera présent à la Cité du Doudou pour l'occasion. Le jury de cette sélection de courts-métrages est composé exclusivement de directions d'autres festivals avec Dominique Seutin du Festival Anima, Sarah Pialeprat du Brussels Art Film Festival et Adrien François, du Festival international du Film de Comédie de Liège, qui officiera comme président. Une manière de souligner qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles, les festivals ne se marchent pas sur les pieds. On se souvient d'ailleurs qu'ils s'étaient ligués au sein d'une toute nouvelle fédération durant la crise sanitaire pour mieux faire entendre leur voix.

Cette compétition des courts-métrages belges, c'est aussi et surtout l'occasion de mettre en avant les jeunes talents de notre cinéma. Les courts sont souvent un passage obligé avant les longs. Et le Festival de Mons assure son rôle de tremplin. D'ailleurs, on retrouve cette année sur la Croisette Laura Wandel, cinéaste belge qui avait présenté un court au FIFM. Aujourd'hui, son premier long-métrage, Un Monde, est sélectionné à Cannes dans la prestigieuse catégorie "Un Certain Regard".

Les frontières sont loin d'être hermétiques entre la Cité du Doudou et la Croisette. Parmi les invités du Festival de Cannes cette année, on retrouve plusieurs visages connus du FIFM comme Joachim Lafosse ou Rachel Lang. Ce n'est sans doute pas demain qu'on verra Spike Lee présider le Festival de Mons. Mais tout de même, le FIFM continue à se faire une belle place dans le grand monde du septième art, comme le confirme la 36e édition qui débute ce vendredi.