Mons

Le lien avec une perte de chargement est fort peu probable puisque les localisations diffèrent.

Il ne se passe pas un jour sans que le chantier de la E19/E42 sur le tronçon Obourg-Jemappes n’occasionne des commentaires. Si la nécessité de ces travaux n’est pas remise en cause (un simple trajet sur le tronçon concerné vous permet de profiter des joies du trial, ndlr.), la gestion dudit chantier soulève en revanche de nombreuses questions.

Pour rappel, le tronçon censé être en travaux ne paraissait pas déborder d’activité cette dernière semaine, les ouvriers étant aux abonnés absents. Ce à quoi la Sofico avait répondu que ses "équipes terminaient encore ce mardi des opérations de nettoyage et de brossage sur la voie soustraite au trafic."

Un nettoyage qui n’aura certainement pas convaincu de nombreux automobilistes ce jeudi, après le rétablissement de la circulation. Ils sont en effet plusieurs dizaines à avoir essuyé des projectiles sur leur véhicule, dès lors endommagé. Un incident qui a connu son apogée en début de soirée, puisqu’une vingtaine de véhicules s’étaient stationnées sur la bande d’arrêt d’urgence.

Si certaines sources évoquent l’éventuelle perte de chargement suite à un accident survenu en matinée ce jeudi à hauteur d’Obourg, le lien est fort peu probable puisque les automobilistes ont été piégés à hauteur de Nimy. D’autre part, les "munitions" jonchaient le sol sur la quasi-totalité du chantier fraîchement libéré.

Du côté de la Sofico, on confirme les problèmes rencontrés ce jeudi. "Effectivement, nos équipes ont fait le constat et ont dressé un procès-verbal de manquement concernant le nettoyage de la chaussée", confie Héloïse Winandy, la porte-parole de la SOFICO, qui conseille aux automobilistes lésés de se rendre sur le site de la SOFICO pour prendre connaissance des déclarations de dommages.


Un chemin de croix pour le dédommagement

Dans pareille situation, mieux vaut être bien conseillé. Car un simple assuré peut vite être dépassé par les lourdeurs administratives qui découleraient d’une demande d’intervention auprès du SPW. "C’est le genre de dossiers pour lesquels nous sommes contraints de faire de nombreux rappels auprès des administrations, notamment parce que le dossier passe d’un service à l’autre", confie Didier Delattre, du bureau ABCD Assurfinances (P&V) de Quiévrain.

"Dans un premier temps, il faut un dépôt de plainte, un témoin et un dossier photos. Ensuite, il faut pouvoir prouver que la responsabilité incombe au SPW, par un manque de prévoyance ou de prévention notamment. De manière générale, il faut savoir prouver la faute, le dommage et le lien entre la faute et le dommage."

Evidemment, dans certaines situations, établir un dossier photographique mettant en exergue le défaut de prévoyance du SPW peut s’avérer délicat sur autoroute. "Plus le nombre de sinistrés est important, comme dans le cas présent, plus il y a de chances pour qu’il y ait une intervention."

Quoiqu’il en soit, l’aide d’un courtier en assurance peut s’avérer précieuse. Pour les automobilistes lésés qui souhaitent établir leur déclaration sans assistance, la procédure complète est mentionnée dans les conditions d’utilisation du site Internet de la SOFICO.