Mons

L'épaisseur du béton n'est pas conforme aux exigences du SPW.

Alors que les automobilistes décomptent les jours avant une réouverture de l’autoroute E19-E42, dont la réhabilitation avait débuté en février 2019 entre Obourg et Jemappes en direction de la France, voilà que des manquements pourraient allonger les délais initialement annoncés. Selon nos confrères de la Province, des tests ont été effectués sur le béton installé par une entreprise de travaux publics. Il s’avère que sur un peu plus d’un kilomètre, à hauteur du Grand Large, l’épaisseur de ce béton n’est pas conforme aux exigences du Service Public de Wallonie.

Le chantier, qui doit permettre une réhabilitation en profondeur de l’axe autoroutier, devrait se terminer à l’été 2020. Mais cette découverte pourrait changer la donne. Le SPW a ainsi confirmé à Sudpresse que "des différences ont été constatées par rapport à l’épaisseur attendue de 25 centimètres de béton." Si ces différences ne sont pas dramatiques, il n’en reste pas moins que le travail n’a pas été exécuté selon le cahier des charges établi.

Que se passera-t-il désormais ? La décision n’est pas encore arrêtée. Plusieurs possibilités doivent encore être étudiée par le SPW, qui pourrait soit réclamer de l’entreprise qu’elle assume ses responsabilités en retravaillant sur le tronçon concerné pour y ajouter l’épaisseur manquante, soit faire diminuer le prix de la facture en réclamant une compensation. Toujours selon les propos tenus par le SPW, c’est plutôt vers cette deuxième solution que l’on s’oriente, afin de ne pas prolonger le chantier au-delà des délais fixés.

Il faudra cependant prendre le temps de réflexion et déterminer les conséquences que pareil manquement pourrait avoir, notamment sur la qualité du revêtement et sa résistance.