Mons Le pilote de Formule 1 a acheté une moto dans la Cité du Doudou et a demandé aux Montois de la customiser

S’il est effectivement indéniable que l’image des États-Unis ne cesse d’être altérée, notamment par les idées populistes et saugrenues de son président, force est de constater que certaines marques estampillées du drapeau de l’Oncle Sam échappent à la crise identitaire. C’est notamment le cas de la célébrissime écurie Harley Davidson qui fait toujours autant rêver. Une aura qui, cumulée au savoir-faire montois, attire même les plus grands noms du sport automobile.

C’est ainsi que l’illustre Max Verstappen, l’homme qui est devenu le plus jeune pilote à monter dans une Formule 1 en compétition, s’est rendu dans la Cité du Doudou, et plus précisément dans la concession Harley Davidson pour y acheter une moto de la gamme. Et pas n’importe quelle moto, puisque ce sera un bolide entièrement revisité et préparé par des Montois. "Nous nous sommes associés avec un artiste renommé de la région, Von Zadig, pour préparer des motos exceptionnelles et exclusives, notamment dans le cadre de concours. Nous ne souhaitons pas faire des motos, mais de véritables œuvres d’art", confie Alessandro Bevilacqua, le patron de la concession Harley Davidson Mons.

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Le succès étant au rendez-vous, la publicité des modifications opérées par le duo montois incarné par Alessandro Bevilacqua accompagné de son équipe et l’artiste Von Zadig ne s’est pas fait attendre. "Max Verstappen est tombé sur une des réalisations de Von Zadig et il l’a immédiatement contacté. Ensuite tout s’est enchaîné, des réunions préparatoires pour en arriver à la conception de la moto."

Et quel bolide ! Le duo montois est parti du célébrissime modèle Forty Eight, le sportster à la mode qui plaît tant aux plus novices qu’aux expérimentés. "Max est venu à la concession accompagné de son papa (Jos Verstappen, également pilote de F1 en son temps, ndlr.). Ils y sont restés deux bonnes heures. Nous avons évidemment parlé de la moto, mais aussi de sa carrière en F1, des courses, et du sport automobile en général ! Il est vraiment génial, et très simple. Il a d’ailleurs fort apprécié notre simplicité à son égard, puisque nous l’avons accueilli comme tous nos clients."

Côté timing , Max Verstappen devrait recevoir son bolide dans le mois. "Il reste encore quelques modifications à fignoler. Ensuite, on passe aux différents essais sur circuit avant la livraison." Mais impossible de déterminer la date exacte, la livraison devant s’opérer en toute discrétion.


Des rencontres prestigieuses

S’il n’est pas coutume d’accueillir dans ses installations un personnage emblématique comme le pilote néerlandais, natif de Hasselt et résident à Bree qui dispose d’un passeport belge mais d’une licence de pilote batave, la concession Harley Davidson de Mons enchaîne néanmoins les visites surprises. “Nous avons déjà accueilli plusieurs personnes connues”, pousuit Alessandro.

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Que ce soit le réalisateur et producteur français Gérard Pullicino, Max Verstappen ici dernièrement, ou encore Lapo Elkann, le petit-fils de Gianni Agnelli (Fiat, Ferrari, la Juventus de Turin…), dont la fortune est estimée à 800 millions de dollars. “Nous avons également accueilli un riche dignitaire originaire de Dubaï qui nous a commandé une moto qu’il souhaitait exclusive ! Il dispose donc du seul exemplaire.”


Von Zadig, l’artiste qui plaît aux stars

Âgé de 41 ans à peine, l’artiste Von Zadig dispose d’un palmarès à faire pâlir de jalousie Michel Drucker, ou presque. C’est que le Montois collabore avec une kyrielle de stars, évoluant dans tous les niveaux, sa réputation dans le monde du custom (les modifications de véhicules, ndlr.) n’étant plus à faire, notamment sur les réseaux sociaux sur lesquels il est suivi par des milliers de passionnés.

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“J’ai l’opportunité de collaborer notamment avec Charles Riva, l’un des plus grands collectionneurs d’art en Europe, qui est passionné de voitures. En ce moment, en plus du projet pour Max Verstrappen, je suis occupé sur une Maserati qui n’a jamais existé. On travaille dessus depuis des mois.”

Informaticien de formation, la passion de Von Zadig est en réalité une extension de son activité professionnelle. “De l’élaboration de serveurs et d’armoires pour serveurs, je suis passé à la conception graphique de pièces mécaniques.”

La suite, on la connaît : l’artiste montois est devenu une référence dans la modification de véhicules, parfois même à l’extrême. “L’année passée, nous avons participé au concours custom de Harley Davidson, que nous avons gagné dans les faits. Mais nous avons été disqualifiés parce que nous avions dépassé le nombre de modifications autorisé sur la moto. Elle était magnifique”.

C’est ainsi que les premiers contacts ont été noués avec Max Verstappen. “Il m’a contacté par message, et nous le restons régulièrement. Je le tiens informé des avancées sur sa moto. Il est impatient de la recevoir.”