Mons

Ils veulent que justice soit faite pour leur fils, qui avait été attaché par une laisse

BOUSSU Les faits sont survenus en novembre 2009 dans l’école du Centre, à Boussu.

Un garçon, âgé de six ans, était indiscipliné… Il en faisait voir à son institutrice qui, ne sachant plus que faire, est allée trouver le seul membre du corps enseignant masculin au sein de l’établissement.

Ce dernier a saisi les grands moyens : l’instituteur a attrapé l’élève et lui a placé une ficelle au niveau de la taille. Il a, ensuite, attaché la ficelle en question à un crochet du tableau. Lorsque le jeune garçon s’est arrêté de pleurer, son supérieur l’a ramené dans la classe, en le tenant par la ficelle.

Le soir même, l’enfant a raconté ce qui s’était passé. Ses parents sont allés trouver la direction, qui n’a pas donné suite à leur venue. Ils ont également rencontré le bourgmestre. Comme rien ne bougeait, ils ont fini par déposer plainte. “Ce n’est qu’alors que l’instituteur a reconnu les faits. Il y a en fait été quelque peu contraint suite à ce qui ressortait de l’enquête. De nombreux enfants ont confirmé les dires de la victime”, indique Me Fabrice Guttadauria.

Et les parents de préciser : “Notre fils n’en pouvait plus. Nous avons dû le changer d’école. Actuellement encore, il parle de ce qui lui est arrivé. Nous ne pouvons pas accepter ce qui lui a été fait”.

Le couple plaçait donc tous ses espoirs en la justice. Et pourtant, la chambre des mises en accusation a prononcé un non-lieu, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un traitement dégradant. “Tout le problème est là… Même si personne n’accepterait que son enfant soit traité de la sorte, la justice estime pour le moment que le traitement affligé n’est pas inhumain”, précise Me Guttadauria.

Il se peut que celui-ci introduise une citation directe auprès du tribunal correctionnel. “Avant tout, nous allons faire examiner l’enfant par un psychologue afin qu’il puisse témoigner ou non de son traumatisme.”



© La Dernière Heure 2011