Si le message est signé, l'affaire doit encore être tirée au clair.

Le projet de fusion entre Mons et les Francs Borains est bel et bien enterré. Non seulement les clubs concernés ne sont pas parvenus à un accord. Mais entre supporters, l'amour n'a jamais été transcendant.

Preuve des tensions qui animent le petit monde du football dans la région, des tags ont été découverts ce vendredi au stade Tondreau. Les Montois en prennent pour leur matricule. Le message est signé "GS 17", soit le groupe des ultras des Francs Borains. Reste à voir si ces supporters sont effectivement impliqués dans l'affaire ou si un fauteur de troubles veut leur faire porter le chapeau.

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L'échevin de la régie foncière de Mons, Maxime Pourtois, compte en tout cas donner suite à cet incident. "Il y a des mentions explicites qui font référence aux ultras des Francs Borains. J'espère que le président du RFB, tout montois qu'il est, pourra s'exprimer pour condamner ces actes de vandalisme graves et ces inscriptions peu flatteuses pour les habitants de notre ville."

Ce n'est pas la première fois que le stade subit des dégradations. Mais les vandales n'ont cette fois-ci pas ménagé leurs efforts. Une plainte va être déposée. Les images des caméras qui équipent le stade sont en cours d'analyse. "Il y a des tags partout, non seulement sur les murs des tribunes, mais aussi sur les fenêtres et même les piquets de but", regrette Maxime Pourtois. "C'est un bien public dans lequel nous investissons beaucoup d'argent. Nous avons un projet à développer autour de ce stade. Et pour le moment, dans le contexte de la crise du coronavirus, nous accueillons un public fragilisé. Ce n'était vraiment pas le moment. Nous allons évidemment porter plainte."

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La cellule anti-tag sera mobilisée pour effacer l'affront laissé au stade Tondreau. Mais l'échevin souhaite également profiter de l'occasion pour mener une action positive. "Dès ce vendredi soir, je vais lancer un appel à tous les supporters montois, aux nostalgiques de l'Albert et tout autre volontaire à venir lundi pour effacer ces dégradations. Ce sera l'occasion de discuter ensemble des projets pour l'avenir du stade et du foot à Mons", conclut Maxime Pourtois.